Gabon / La fin des importations de poulets

Elevage d'Afrique Info
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interdiction d'importation de poulet

Le Gabon interdira l’importation de poulets de chair, à compté du 1er janvier 2027. Cette décision s’inscrit dans une stratégie de souveraineté alimentaire visant à réduire la forte dépendance du pays aux importations.

Pour préparer cette échéance, le gouvernement gabonais a lancé le recrutement de 150 éleveurs qui bénéficieront d’un accompagnement public comprenant des financements, des infrastructures, des poussins, des aliments pour volailles ainsi que des formations techniques et entrepreneuriales.

Cette décision intervient dans un contexte où 95 % du poulet consommé au Gabon est importé. La production locale ne couvre que 5 % des besoins nationaux, alors que la consommation annuelle est estimée à 100 000 tonnes. Le défi est donc colossal

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Pour parvenir à bâtir en moins d’un an une filière capable de réduire fortement cette dépendance le pays prévoit également d’accroître la production de maïs et de soja afin de réduire le coût de l’alimentation animale, principal poste de dépenses des éleveurs.

Tout comme le Gabon, le Bénin importe plus de 100 000 tonnes de poulets congelés chaque année. Face à l’afflux de poulets congelés importés, principalement en provenance d’Europe et d’Asie, le Bénin a progressivement renforcé sa politique de protection de la filière avicole.

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Les autorités ont pris plusieurs mesures visant à limiter l’entrée de certaines viandes de volaille, à soutenir les producteurs locaux, à améliorer la surveillance sanitaire et à encourager les investissements privés dans l’élevage.

En 2024, le gouvernement béninois avait, de son côté, envisagé d’être prêt à interdire l’importation d’œufs et de poulets congelés à partir du 31 décembre 2024.Ces décisions ont favorisé l’émergence de nombreuses fermes avicoles et permis une augmentation de la production nationale.

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L’expérience béninoise montre que la construction d’une industrie avicole est un processus de long terme. Elle exige une politique cohérente, des investissements continus et un environnement favorable aux producteurs. Sans ces conditions, le risque est de voir apparaître une pénurie, une flambée des prix ou une recrudescence des importations clandestines.

Les prochains mois permettront de savoir si Libreville réussira là où de nombreux pays africains, y compris le Bénin, continuent de chercher le bon équilibre entre protection du marché et développement réel de la production locale.

 

Déborah. S et TOGOFIRST

 

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