En France, les éleveurs bovins dénoncent une forte baisse du prix des broutards, passé de 6 euros (environ 3 936 FCFA) à 4,5 euros (environ 2 952 FCFA) le kilo vif en seulement six mois. Déjà confrontés aux effets de la sécheresse, ils estiment que cette chute compromet davantage la rentabilité de leurs exploitations et menace l’avenir de la filière.
La Fédération nationale bovine (FNB) accuse la Fédération française des commerçants en bestiaux (FFCB) d’orchestrer une pression coordonnée afin de faire baisser les cours. Elle qualifie même cette situation de « grand banditisme » et estime que les prix actuels ne reflètent pas la réalité du marché. De son côté, la FFCB rejette fermement ces accusations et nie toute tentative de manipulation des prix.
Pour dénoncer cette situation et réclamer une meilleure rémunération des producteurs, la FNB a annoncé le lancement d’actions de protestation, avec notamment des blocages d’abattoirs prévus dès la semaine prochaine. Les éleveurs espèrent ainsi attirer l’attention des autorités et des acteurs de la filière sur les difficultés économiques auxquelles ils sont confrontés.
Cette nouvelle crise intervient alors que le secteur de l’élevage bovin fait déjà face à plusieurs défis, notamment les conséquences de la sécheresse, la hausse des coûts de production et les incertitudes du marché, qui fragilisent de nombreuses exploitations, rapportée par lamontagne.fr.
PAR AMINATA.S



