Les autorités algériennes ont interdit l’importation de bovins vivants jusqu’à nouvel ordre, après la confirmation de foyers de fièvre aphteuse dans la wilaya de Jijel et à Sétif par le laboratoire vétérinaire central, ont affirmé plusieurs médias locaux le 27 octobre 2026.
La fermeture des marchés à bestiaux et la restriction des mouvements d’animaux figurent également au nombre des mesures arrêtées pour limiter les risques de propagation. Elles ont été notifiées aux opérateurs économiques par la Direction générale des services vétérinaires (DGSV) et précise que l’ensemble des dérogations sanitaires d’importation octroyées et en cours de validité sont annulées avec effet immédiat.
Cette interdiction intervient dans un contexte de résurgence de la fièvre aphteuse en Algérie. Selon le laboratoire mondial de référence pour la fièvre aphteuse, deux foyers de sérotype O avaient déjà été déclarés en janvier dernier dans des élevages bovins de la wilaya d’El Oued. Une mise en quarantaine et une campagne de vaccination avaient été instaurées pour limiter les mouvements d’animaux dans cette zone.
La suspension des importations de bovins vivants destinés à l’abattage intervient alors que le marché algérien des viandes rouges est secoué par une hausse des prix. Malgré les facilitations accordées pour l’approvisionnement du marché national, le prix de la viande rouge reste inaccessible pour les ménages algériens. Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a exigé des comptes sur les circuits de distribution le 18 octobre dernier.
Pour un marché déjà fragilisé par la hausse des prix, cette suspension des importations vient, en effet, augmenter le risque d’une flambée des coûts de la viande rouge en Algérie.
Sandrine KOUADJO
