Elevage / L’Algérie ouvre son marché aux importations d’ovins en provenance des USA

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Elevage en Algérie

En Algérie, la succession d’épisodes de sécheresse a fragilisé le secteur de l’élevage ces dernières années. Cette situation pousse les autorités à recourir massivement aux importations pour pallier la baisse de productivité au niveau local et sécuriser l’approvisionnement du marché en viande rouge.

L’Algérie a convenu avec les États-Unis d’ouvrir son marché aux exportations de moutons américains destinés à l’abattage. L’annonce a été faite dans un communiqué de l’ambassade américaine à Alger publié le lundi 15 juin 2026, précisant que l’accord a été conclu entre les ministères de l’Agriculture des deux pays.

Ce développement est présenté comme une nouvelle étape dans la coopération agricole bilatérale, visant à renforcer les échanges dans le secteur du bétail.

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Un contexte algérien favorable aux importations

Le feu vert accordé aux exportateurs américains d’ovins intervient dans un contexte réglementaire national déjà favorable aux importations en Algérie. Dans le cadre de son Projet de Loi de Finances 2026, Alger a en effet adopté une série d’allègements fiscaux en faveur du commerce de bétail vivant et de viandes.

Ainsi, les importations d’ovins destinés à l’abattage seront totalement exemptées de droits de douane, de TVA, de taxe de domiciliation bancaire, de contribution de solidarité et du précompte, sur la période allant du 15 avril 2025 au 30 juin 2026, en lien avec l’Aïd el-Adha, une fête religieuse majeure dans le pays.

Après cette période, il a également été décidé que les importations d’ovins destinés à l’abattage bénéficieraient d’un taux réduit de 5 % de droits de douane jusqu’au 31 décembre 2026.

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Cette orientation répond également aux tensions observées sur le marché local du bétail ces dernières années. Affecté par plusieurs épisodes de sécheresse successifs, le cheptel ovin algérien a subi les effets de la raréfaction des ressources fourragères et de la hausse des coûts d’élevage. Cette situation a contribué à réduire l’offre disponible alors que la demande continuait de progresser, notamment à l’approche de l’Aïd.

En 2025, face à la flambée des prix des moutons et aux inquiétudes sur l’approvisionnement du marché, les autorités avaient déjà autorisé l’importation d’un million de têtes ovines afin de stabiliser les prix et de faciliter l’accès des ménages au sacrifice rituel, une mesure qui a également été reconduite en 2026.

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Enjeux et perspectives

Pour les exportateurs américains, cet accord ouvre l’accès à l’un des marchés d’importation d’ovins les plus dynamiques en Afrique. Selon les données compilées par Trade Map, l’Algérie a importé pour près de 135 millions $ d’ovins en 2025.

Les États-Unis rejoignent ainsi l’Espagne, la Roumanie, le Brésil et l’Uruguay parmi les fournisseurs d’ovins autorisés sur le marché algérien. Cette diversification des origines d’approvisionnement intervient alors que le gouvernement algérien poursuit son programme d’importation d’un million de têtes ovines destiné à renforcer l’offre disponible. D’après le ministère de l’Agriculture, près de 821 000 têtes ovines sont déjà importées ou en cours de l’être à la mi-mai 2026.

Source : Agence Ecofin

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