Le projet vise à mobiliser des financements pour développer les filières animales, renforcer la production locale et réduire la dépendance de la Côte d’Ivoire aux importations de produits animaux.
Le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, a lancé, lundi 14 septembre 2026 à Abidjan, le Projet de préparation pour le financement des activités de développement de l’élevage en Côte d’Ivoire (PPF économie animale). Cette initiative doit contribuer à la modernisation du secteur de l’élevage et à l’augmentation de la production nationale.
Financé par le Fonds africain de développement (FAD) et l’État de Côte d’Ivoire, avec l’appui technique de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le projet sera mis en œuvre pendant 12 mois par une unité de gestion rattachée au ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH).
Le PPF économie animale prévoit notamment la réalisation d’études de faisabilité technico-économique, l’évaluation des impacts environnementaux et sociaux ainsi que l’élaboration d’un plan d’investissement inclusif. Ces travaux doivent permettre d’identifier et de préparer des projets susceptibles de bénéficier de financements.
Lors de la cérémonie de lancement, Robert Beugré Mambé a insisté sur la nécessité d’accroître la production locale afin de répondre aux besoins croissants de la population. Il a appelé à accélérer la modernisation des filières animales, à améliorer leur compétitivité et à renforcer la participation du secteur privé.
Le projet devrait également créer de nouvelles opportunités pour les femmes et les jeunes dans les différentes chaînes de valeur de l’élevage. Selon son coordonnateur, Bakayoko Abdul-Ramane, les études permettront de mieux préparer les investissements nécessaires au développement et à la modernisation des filières animales.
Pour le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, cette initiative s’inscrit dans la Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA) 2026-2030, en cohérence avec le Plan national de développement (PND) 2026-2030.
Cette politique couvre l’ensemble de la chaîne de valeur, notamment les intrants, l’alimentation animale, la production, la transformation, la conservation, le transport, la commercialisation, la recherche, la formation et l’accès aux services financiers.
Le gouvernement prévoit également la création de 14 Zones de développement de l’économie animale et de l’économie bleue (ZODECAB), destinées à rapprocher les producteurs, les entreprises, les investisseurs, les institutions financières ainsi que les structures de recherche et de formation.
Selon abidjan.net, La Banque africaine de développement (BAD) a, de son côté, réaffirmé sa volonté d’accompagner la Côte d’Ivoire dans la transformation de son secteur de l’élevage, à travers notamment le financement des investissements et la structuration des chaînes de valeur.
L’économie animale représente actuellement 8,3 % du PIB agricole et fait vivre près de 2,8 millions de personnes. La production nationale ne couvre toutefois que 49 % des besoins en viande et 15 % des besoins en lait, tandis que les importations de produits animaux dépassent 782 milliards de FCFA chaque année.
Par Amy. SANGARE
