Canicule en France / les éleveurs sous pression face aux fortes chaleurs

Elevage d'Afrique Info
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Canicule en France

La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe actuellement la France met les éleveurs à rude épreuve. Les températures élevées affectent directement le bien-être des animaux, augmentent leurs besoins en eau et compliquent les conditions de production dans plusieurs régions du pays.

Dans les élevages bovins, la situation reste pour l’instant sous contrôle grâce à des réserves d’eau encore suffisantes et à des cours d’eau qui n’ont pas totalement tari. Toutefois, les professionnels restent vigilants. Une vache peut consommer entre 50 et 100 litres d’eau par jour, voire jusqu’à 150 litres lors des épisodes de forte chaleur. Les producteurs de lait craignent particulièrement une baisse de la production si les températures extrêmes se prolongent.

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Pour limiter les effets de la canicule, de nombreux éleveurs ont investi dans des systèmes de refroidissement. Ventilateurs géants, brumisateurs et dispositifs de pulvérisation d’eau permettent de réduire considérablement la température à l’intérieur des bâtiments d’élevage.

La situation est en revanche beaucoup plus préoccupante dans les élevages de volailles. Dépourvus de glandes sudoripares, les poulets et autres oiseaux supportent difficilement les fortes chaleurs. Plusieurs élevages ont déjà enregistré des pertes importantes. En Vendée, un éleveur a rapporté la mort de la moitié de son cheptel en une seule journée, les animaux ayant succombé à la chaleur.

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Face à cette mortalité inhabituelle, la Chambre d’agriculture de Bretagne a recommandé aux éleveurs d’enterrer les volailles mortes directement sur leurs exploitations afin d’éviter la saturation des services d’équarrissage et de réduire les risques sanitaires.

Par ailleurs, les éleveurs s’inquiètent également des conséquences de la sécheresse sur les pâturages et les réserves de fourrage destinées à nourrir les animaux. Si la canicule persiste, les coûts d’alimentation pourraient fortement augmenter dans les prochains mois, fragilisant davantage un secteur déjà confronté à de nombreux défis climatiques et économiques, d’après public senat.fr.

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PAR AMINATA. S

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