Aviculture / L’Afrique du Sud intègre la vaccination dans son dispositif de lutte contre la grippe aviaire

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Grippe aviaire en Afrique du Sud

Le ministère de l’Agriculture de l’Afrique du Sud a récemment officialisé l’intégration de la vaccination des volailles infectées ou exposées à la grippe aviaire, en lieu et place de l’abattage.

Dans un contexte marqué par la récurrence des épizooties et les lourdes pertes subies par l’industrie avicole ces dernières années, cette décision vient réduire les pertes économiques liées aux abattages des volailles infectées ou exposées.

En 2023 la combinaison des souches H5N1 et H7N1 provoquait l’abattage d’environ 10,5 millions de volailles, soit près d’un tiers du cheptel national. Et entrainé d’énorme pertes économiques évaluées à plus de 529 millions $ (environ 200 milliards de F CFA), avec des répercussions directes sur l’offre de viande de volaille et d’œufs.

Face à cette situation qualifiée de pire épizootie jamais enregistrée dans le pays, les autorités ont progressivement réévalué le dispositif de lutte contre ce virus. En effet, après la période de 2023, plusieurs épizooties ont été signalés à travers le pays, notamment en juillet et septembre 2025 à l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). Conduisant à l’abattage de milliers de volailles dans des élevages commerciaux.

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L’intégration de la vaccination dans la stratégie nationale ne met pas fin systématiquement à l’ancien protocole. Il s’agit de l’aboutissement d’un processus déjà engagé depuis l’année dernière. Courant 2025, le gouvernement avait annoncé son intention de tester une approche vaccinale encadrée, dans le but d’évaluer sa faisabilité technique et économique. Cette orientation a donné lieu à des projets pilotes au sein de grandes exploitations industrielles.

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Grippe aviaire en Afrique du Sud : le pays intègre la vaccination dans son dispositif de lutte contre le virus

Parmi les initiatives les plus avancées figure celle d’Astral Foods, premier producteur de volaille du pays qui a obtenu une autorisation pour vacciner environ 5 % de son cheptel dans le cadre d’une phase expérimentale ciblant les souches H5 du virus.

Selon les premières indications issues de ce type d’expérimentation, la vaccination ne vise pas à empêcher totalement l’infection, mais à réduire significativement la mortalité, limiter la propagation virale et atténuer les pertes économiques liées aux flambées épidémiques. Elle permet également de maintenir une partie de la production en activité, même en cas de circulation du virus.

Avec cette nouvelle orientation, l’Afrique du Sud ne renonce pas aux outils traditionnels de contrôle sanitaire. Le modèle en construction repose plutôt sur une approche hybride combinant plusieurs leviers.

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La vaccination s’ajoute ainsi à un dispositif comprenant le renforcement de la biosécurité dans les élevages, la surveillance épidémiologique, ainsi que les tests de laboratoire. L’État conserve un rôle central dans la supervision des foyers, le contrôle des mesures appliquées sur le terrain et la coordination des systèmes de surveillance.

Plus largement, cette réforme en Afrique du Sud pourrait servir de référence pour d’autres pays africains confrontés à la multiplication des épisodes de grippe aviaire. En Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire a signalé en avril dernier l’apparition d’un foyer de la maladie après cinq ans sans déclaration majeure.

Sandrine KOUADJO et Agence Ecofin

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