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Approvisionnement des marchés à bétail / Le MIRAH tire les leçons de la Tabaski 2026 et prépare l’édition 2027

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Approvisionnement des marchés à bétail

Le ministère des Ressources animales et halieutiques (Mirah) a organisé, mercredi 23 septembre 2026, à Cocody Les Deux-Plateaux, un atelier consacré au bilan de l’organisation et de l’approvisionnement des marchés à l’occasion de la Tabaski 2026, ainsi qu’à la préparation de l’édition 2027.

Cette rencontre, initiée à travers la Direction des productions animales (Dpa), visait à dresser le bilan des actions menées et à dégager, de manière concertée, les priorités pour une meilleure organisation de la prochaine fête.

Approvisionnement des marchés à bétail
Atelier sur l’approvisionnement des marchés à bétail pour la Tabaski 2027

Ouvrant les travaux, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a rappelé que la Tabaski, au-delà de sa dimension religieuse, est devenue un événement socioculturel et économique majeur.

Elle mobilise notamment éleveurs, commerçants, transporteurs, bouchers, consommateurs et services de l’État, dans un contexte marqué par une forte demande en petits ruminants, particulièrement en animaux de grands gabarits.

Le ministre a relevé que cette demande intervient alors que la disponibilité locale demeure insuffisante et que les approvisionnements sont confrontés aux difficultés liées aux crises sous-régionales et aux restrictions commerciales.

Face à ces défis, le gouvernement a mis en œuvre les Activités préparatoires de la Tabaski 2026 (Apt 2026), avec des mesures destinées à anticiper les difficultés d’approvisionnement, à réguler les marchés et à sécuriser les mouvements de bétail.

Pour Sidi Tiémoko Touré, l’atelier ne doit toutefois pas se limiter à un simple bilan. Il doit permettre d’examiner les circuits de commercialisation, la fluidité du transport, l’organisation des marchés à bétail et surtout la mobilisation du cheptel local.

Il a insisté sur la nécessité de mieux valoriser la production nationale afin de réduire la dépendance aux importations et de renforcer la résilience de la filière.

Le ministre a également mis l’accent sur la modernisation des mécanismes de commercialisation, notamment la réflexion autour de la vente à la pesée. Celle-ci devrait contribuer à davantage de transparence dans les transactions, à une meilleure formation des prix et à une plus grande équité entre les acteurs. Il a appelé à poursuivre la modernisation des marchés, à améliorer leur capacité d’accueil et à renforcer l’information sur les prix et les conditions du marché.

Le MIRAH tire les leçons de la Tabaski 2026 et prépare l’édition 2027

Prenant la parole à son tour, le Dr Dagnogo Komissiri, conseiller technique et président du Groupe multisectoriel de travail de suivi de l’approvisionnement des marchés à bétail (Gt-Sam), a présenté les principaux enjeux auxquels le pays a été confronté.

Selon lui, environ 350 000 moutons sont nécessaires durant les quinze derniers jours précédant la Tabaski à l’échelle nationale, dont 120 000 pour le seul District d’Abidjan. Cette demande représente près de 40 % de la consommation annuelle d’ovins.

Il a souligné la forte dépendance de la Côte d’Ivoire vis-à-vis des pays sahéliens, dont provient plus de la moitié de l’approvisionnement en moutons. Les restrictions d’exportation et les difficultés sécuritaires dans la sous-région ont ainsi fortement perturbé les circuits traditionnels.

A l’approche de la fête, l’approvisionnement national en ovins avait enregistré une baisse de 52,9 % entre mars et avril 2026, avec des déficits particulièrement importants à l’intérieur du pays et dans le District d’Abidjan. Le secteur bovin a également connu une baisse similaire.

Face à cette situation, les flux d’animaux se sont progressivement réorientés vers le corridor Côte d’Ivoire-Ghana, via Noé, Soko et Takikro, au détriment des circuits traditionnels du Nord. Cette nouvelle configuration a cependant fragilisé plusieurs marchés de l’intérieur.

Le Gt-Sam a alors misé sur la mobilisation du cheptel local, la sensibilisation des éleveurs, des guides religieux et des fidèles musulmans, ainsi que sur un suivi renforcé des points d’entrée et de redistribution.

Le bilan devra désormais permettre d’évaluer l’efficacité de ces mesures, notamment en matière de logistique, de contrôle des prix, de fluidité aux postes de contrôle, de lutte contre les points de vente informels, de biosécurité et de gestion des déchets dans les marchés et foires.

Pour sa part, le Dr Tré Bi Christian, directeur des productions animales, a souligné la responsabilité de la DPA dans la mise en œuvre des orientations du ministère. Il a présenté la Tabaski comme un véritable test de la capacité de la filière à garantir la disponibilité des animaux, la fluidité des circuits, la maîtrise des prix et la préservation du cheptel national.

Atelier pour l'approvisionnement en bétail Tabaski 2027
Atelier pour l’approvisionnement en bétail Tabaski 2027

Il a souhaité que les travaux permettent d’identifier avec franchise les acquis et les insuffisances de l’édition 2026 et de dégager les actions prioritaires pour 2027. La Direction des productions animales s’est engagée à assurer le suivi technique et opérationnel des recommandations issues de l’atelier.

Aristide KOFFI

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