Les autorités sud-africaines ont mis en place un nouveau programme de vaccination afin de contrer l’épidémie de fièvre aphteuse, selon businessreport.
Pour le ministre de l’Agriculture, John Steenhuisen, « Ce programme volontaire est essentiellement une option accélérée qui permet aux agriculteurs de prendre l’initiative en matière de biosécurité sans avoir à attendre que le déploiement national des vaccins atteigne leur région ».
Selon lui, ce programme fonctionne comme un partenariat public-privé, permettant aux propriétaires d’animaux à sabots fendus d’atténuer l’impact de la fièvre aphteuse grâce à une vaccination volontaire, réalisée sous la supervision des services vétérinaires de l’État.
Les propriétaires d’animaux participants sont tenus de désigner un vétérinaire privé ou un technicien en santé animale, autorisé par le directeur de la santé animale, pour exécuter les tâches énoncées dans le calendrier du programme, sous la supervision des autorités vétérinaires de l’État.
M. Steenhuisen a déclaré que lors de sa récente visite en Argentine, il avait visité les laboratoires de Biogénèse Bagó et que 5 millions de doses de vaccin supplémentaires étaient prêtes à être exportées vers l’Afrique du Sud, en plus des 2,5 millions de doses déjà distribuées dans ce pays.
Il a expliqué que des accords avaient été signés avec Biogénèse Bagó lors de sa visite afin de garantir la stabilité et la fiabilité de la chaîne de production des vaccins. Ceci est crucial car de nombreux foyers de fièvre aphteuse sévissent actuellement dans divers pays, notamment en Europe, au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique, ce qui va faire exploser la demande mondiale de vaccins.
Par ailleurs, après avoir étudié de près le modèle de régionalisation utilisé en Amérique du Sud, le Ministre de l’agriculture a déclaré qu’il profiterait de la réunion des ministres de l’Agriculture de la SADC, qui se tiendra plus tard ce mois-ci, pour plaider en faveur d’une approche régionale similaire ainsi que de la création d’une banque régionale de vaccins.
Au Brésil, la possibilité de créer un corridor de biosécurité Brésil-Afrique du Sud a été évoquée lors de ce voyage. Ce projet prévoit la mise en place de systèmes d’alerte précoce conjoints et d’évaluations des risques harmonisées. Par ailleurs, le déséquilibre commercial a été abordé, notamment par la facilitation de l’accès au marché brésilien pour les pommes et les agrumes sud-africains.
MYNA



