Sécurité alimentaire :
60 % des maladies infectieuses humaines sont d’origine animale dans le monde

Sécurité alimentaire mondiale

L’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OMSA) a publié le 23 mai 2025, le premier rapport mondial sur la santé animale, intitulé : une propagation des maladies en mutation menace la sécurité alimentaire, le commerce et les écosystèmes.

Ce premier rapport sur la situation mondiale de la santé animale révèle que plusieurs maladies animales atteignent de nouvelles régions à travers le monde, et que la moitié d’entre elles peuvent être transmises aux humains. 60 % des maladies infectieuses humaines sont d’origine animale.

Près de la moitié des maladies inscrites sur la liste de l’Organisation Mondiale de Santé Animale signalées entre 2005 et 2023 sont considérées comme présentant un risque pour la santé humaine, avec un potentiel de transmission zoonotique.

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En effet, l’élevage reste l’alternative par excellence pour répondre au besoin alimentaire mondiale. Par exemple, les montées de grippe aviaire chez les mammifères ont plus que doublé en 2024 par rapport à 2023, ont augmenté le risque de transmission aux humains, 2,4 milliards de cas humains et 2,2 millions de décès chaque année. La peste des petits ruminants (PPR) et la peste porcine africaine (PPA) sont aussi à la base de plusieurs pathologies chez l’homme.

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60 % des maladies infectieuses humaines sont d’origine animale dans le monde

Les conclusions révèlent aussi que cette montée en puissance des maladies animales est principalement causée par l’inégalité de l’accès aux vaccins pour le bétail dans le monde, les défis financiers et politiques entravant les efforts d’éradication des maladies et la réduction de l’utilisation d’antibiotiques chez les animaux.

Le changement climatique, l’augmentation des échanges commerciaux et la porosité des frontières sont également des facteurs qui influencent la propagation et la prévalence des maladies.

Dans son rapport, l’OMSA a recommandé l’investissement pour renforcer les Services vétérinaires nationaux, l’amélioration de la coordination mondiale et régionale, et la mise en place des systèmes de surveillance efficaces. Cela inclut notamment le développement et l’utilisation d’outils diagnostiques avancés permettant de distinguer les animaux vaccinés de ceux infectés, essentiels pour un suivi précis et une transparence commerciale.

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Si rien n’est fait, « d’ici 2050, la résistance aux antimicrobiens pourrait entraîner des pertes de bétail menaçant la sécurité alimentaire de deux milliards de personnes et provoquer une perte économique de 100 000 milliards USD si aucune action urgente n’est entreprise », a-t-elle alerté.

Sandrine KOUADJO