Le gouvernement de l’État d’Ogun au Nigéria a réaffirmé son interdiction du pâturage en plein air, avertissant que les contrevenants risquent d’être arrêtés, poursuivis et sanctionnés, y compris jusqu’à trois ans de prison et la confiscation permanente de leur bétail.
Cette position ferme fait suite à une augmentation des plaintes concernant les perturbations de la circulation, la destruction des terres agricoles et les tensions croissantes entre les agriculteurs et les éleveurs à travers l’État.
Le gouvernement a déclaré que la loi est essentielle pour préserver la paix, protéger les investissements agricoles et maintenir l’ordre public.
Dans un communiqué publié lundi 28 juillet 2025, le gouvernement a souligné que la loi anti-pâturage ouvert de l’État d’Ogun reste « pleinement en vigueur et sera appliquée sans hésitation ».
Les autorités ont conseillé aux éleveurs d’adopter l’élevage et d’autres pratiques modernes d’élevage pour se conformer à la loi.
« Tout éleveur surpris en flagrant délit de violation de la loi sera arrêté, poursuivi et, en cas de condamnation, encourra jusqu’à trois ans d’emprisonnement. De plus, le gouvernement saisira et vendra aux enchères tout bétail trouvé en train de paître librement sur la voie publique ou sur des terres agricoles privées », précise le communiqué.
Le gouvernement a fait appel aux chefs traditionnels, aux dirigeants communautaires et aux agences de sécurité pour aider à faire respecter la loi et à protéger les agriculteurs contre les pertes économiques.
Les autorités ont rassuré le public quant à leur engagement en faveur d’une coexistence pacifique entre éleveurs et agriculteurs, promettant que l’application de la loi équilibrerait la sécurité et l’équité pour tous les acteurs agricoles.
Sandrine KOUADJO et autre média



