Avant la 5e conférence Mondiale sur la résistance aux antimicrobiens (RAM) prévue en décembre, le Nigéria a dévoilé son ambition d’adopter une approche multisectorielle impliquant les principaux ministères dont celui de l’élevage.
Ainsi les ministères fédéraux de la Santé et des Affaires sociales, de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, de l’Environnement et de l’Élevage afin de renforcer la réponse, seront impliqués pour atteindre cet objectif, a indiqué le ministre de la Santé et des Affaires sociales, lors d’une conférence de presse conjointe organisée en amont de la cinquième Conférence ministérielle mondiale de haut niveau sur la RAM, qui se tiendra à Abuja du 6 au 8 décembre 2026.
Il avait à ses côtés le ministre d’État à l’Agriculture et à la Sécurité alimentaire, le sénateur Sabi Abdullahi ; le ministre de l’Environnement, Balarabe Abbas Lawal ; et le ministre de l’Élevage, Idi Muktar Maiha.
La RAM est une menace croissante pour la santé publique qui survient lorsque des micro-organismes, tels que les bactéries, deviennent résistants aux médicaments utilisés pour traiter les infections. Elle peut rendre les infections plus difficiles à traiter, augmenter le risque de maladies graves et de décès, et menacer la sécurité alimentaire, la santé animale et l’environnement.
Cette conférence, la première du genre organisée en Afrique, se tiendra sous le thème « Une seule santé : faire progresser les engagements mondiaux en matière de résistance aux antimicrobiens par une action globale ». L’approche « Une seule santé » reconnaît l’interdépendance de la santé humaine, animale et environnementale. En matière de santé publique, la lutte contre la résistance aux antimicrobiens exige un usage responsable des antimicrobiens, un renforcement de la prévention et du contrôle des infections, une surveillance efficace et une action coordonnée entre les secteurs de la santé, de l’agriculture, de l’élevage et de la gestion environnementale afin de préserver l’efficacité des médicaments.
MYNA
