Face à la pénurie de lait que connait le secrétaire général de la Fédération des consommateurs du Kenya, Stephen Mutoro a demandé à l’Etat de mettre en place un plan de relance, a rapporté la presse locale.
Il a aussi a exhorté le Trésor national à renoncer aux droits d’importation et à la TVA sur les ingrédients destinés à l’alimentation animale tels que le maïs jaune et le soja, selon tuko.co.
Faisant l’état des lieux de cette situation il a expliqué que la consommation de lait du secteur formel avait diminué, passant de 88,89 millions de litres en mai 2026 à 84,44 millions de litres en juin, selon les données du Bureau national des statistiques du Kenya. Ce chiffre de juin est inférieur de 6,4 % aux 90,24 millions de litres enregistrés en juin 2025.
Les apports cumulés entre janvier et juin se sont élevés à 513,32 millions de litres, légèrement inférieurs aux 516,34 millions de litres enregistrés au cours de la même période en 2025. M. Mutoro a attribué ce déclin en partie à la détérioration des conditions de vie des petits producteurs laitiers, qui représentent environ 80 % de la production laitière du Kenya.
L’Autorité nationale de gestion de la sécheresse a signalé que 52,2 % des comtés de terres arides et semi-arides surveillés (ASAL) ont enregistré une production laitière inférieure à la moyenne à long terme en juillet, citant la diminution des pâturages, l’allongement des distances à parcourir pour atteindre l’eau et la détérioration de l’état corporel du bétail.
Cette pénurie a obligé des détaillants à rationné les achats limitent la quantité de lait à un litre par client aux distributeurs, tandis que certains grossistes plafonnent les ventes de lait conditionné à cinq sachets par client au lieu d’autoriser l’achat de cartons entiers.
MYNA
