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France / un premier cas du virus Shamonda européen détecté chez des bovins en Aveyron

Elevage d'Afrique Info
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un premier cas du virus Shamonda européen détecté chez des bovins en Aveyron

Un premier foyer du virus Shamonda européen a été confirmé vendredi 28 août 2026 dans un élevage bovin de l’Aveyron. Cette détection porte à 18 le nombre de départements français concernés par ce nouveau virus transmis par des moucherons.

Selon le Groupement de Défense Sanitaire de l’Aveyron (FODSA-GDS 12), le virus a été identifié dans un élevage du département. L’exploitation concernée pourrait se situer dans le secteur du Ségala. Toutefois, plusieurs autres élevages font actuellement l’objet d’analyses, alors que des éleveurs signalent des suspicions sur certains de leurs animaux.

« Le virus est bien présent dans le département », a confirmé Laurent Saint-Affre, président de la Chambre d’agriculture de l’Aveyron, contacté par France 3 Occitanie samedi 29 août. Selon lui, plusieurs éleveurs du département ont déjà fait part de leurs inquiétudes concernant l’état de leurs bovins.

Chez les bovins adultes, le virus Shamonda européen est considéré comme relativement bénin. Il peut toutefois provoquer de la fièvre, généralement brève, une diarrhée aiguë, de l’abattement, une baisse d’appétit ainsi qu’une diminution parfois importante de la production laitière.

L’inquiétude porte surtout sur les conséquences possibles chez les vaches gestantes. Le virus pourrait en effet entraîner, plusieurs semaines après l’infection, des avortements ou des malformations chez les fœtus. Les vétérinaires appellent donc à la vigilance, alors que les conséquences à moyen terme restent encore difficiles à évaluer.

Le ministère français de l’Agriculture avait indiqué début août que, sur le plan de la gravité, cette maladie était sans commune mesure avec la dermatose nodulaire contagieuse. Le virus ne présente par ailleurs aucun risque connu pour l’être humain.

Pour Laurent Saint-Affre, il convient néanmoins de rester prudent. « Un éleveur en cours d’analyse pour ces vaches m’indique qu’après deux jours, tout allait mieux », rapporte-t-il, tout en soulignant que cette amélioration rapide ne permet pas encore de déterminer si une seconde phase de la maladie pourrait apparaître.

Les analyses se poursuivent donc dans plusieurs élevages afin de mieux mesurer l’étendue de la circulation du virus dans le département et d’en préciser les conséquences sur les troupeaux, rapporté par franceinfo.fr.

 

Par amy SANGARE

 

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