Les données du recensement des éleveurs transhumants et des têtes de bétail, ont été présentées à Accra, lors d’un atelier national organisé par le Secrétariat du Conseil national de sécurité (NSCS), en collaboration avec l’OIM à travers le mécanisme de stabilité des États côtiers (CSSM), le 05 Août 2026.
La rencontre portait sur l’amélioration de la gouvernance de la transhumance et la prévention des conflits entre agriculteurs et éleveurs.
Plus de 4 200 éleveurs transhumants et près de 100 000 têtes de bétail ont été recensés dans les principaux couloirs de transhumance des régions du Haut-Est et du Haut-Ouest du Ghana, selon des données publiées par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Selon l’OIM, la transhumance constitue une source importante de revenus pour de nombreuses communautés du nord du Ghana. Toutefois, la pression croissante sur les terres de pâturage et les ressources en eau, accentuée par les effets du changement climatique, contribue à renforcer les risques de tensions locales.
Le système d’alerte précoce de l’OIM a enregistré plus de 40 alertes entre juillet et novembre 2025. Ces incidents étaient principalement liés aux différends entre agriculteurs et éleveurs, à la concurrence pour l’accès aux pâturages et aux ressources en eau.
S’exprimant au nom du Coordonnateur national de la sécurité, le directeur du Centre national de fusion de lutte contre le terrorisme, le général de division Timothy Ba-Taa-Banah, a appelé à privilégier des approches préventives impliquant l’ensemble des acteurs concernés.
Les participants ont également examiné les initiatives mises en œuvre dans le cadre des programmes « Climate Change and Migration Data » et « Displacement Tracking Matrix ». Ces dispositifs permettent notamment de cartographier les couloirs de transhumance, les infrastructures pastorales et les zones de tension afin de renforcer les systèmes d’alerte précoce et d’appuyer la prise de décision des autorités.
À l’issue de l’atelier, les participants ont recommandé une implication accrue des agriculteurs, éleveurs, propriétaires de bétail, autorités traditionnelles, organisations de la société civile et institutions publiques. Ils ont également préconisé un renforcement de la coopération entre les districts et au-delà des frontières afin de prévenir les conflits liés à la transhumance.
Déborah SANZAN



