La Tunisie et la Libye renforcent leur coopération dans le domaine de l’aquaculture à travers un échange d’expertises destiné à soutenir la sécurité alimentaire et le développement durable.
Une délégation libyenne composée d’experts chargés d’élaborer la stratégie nationale de sécurité alimentaire a effectué une visite d’étude auprès de la Direction générale des services vétérinaires du ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
Cette mission est organisée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) avec l’appui financier de la Banque africaine de développement (BAD).
Au cours des échanges, les responsables tunisiens ont présenté leur expérience dans le développement de l’aquaculture, en mettant l’accent sur le cadre juridique qui encadre la santé des organismes aquatiques ainsi que les dispositifs de contrôle vétérinaire appliqués tout au long de la chaîne de production. Les discussions ont également porté sur les mécanismes de surveillance garantissant la qualité sanitaire des produits issus de l’aquaculture.
La délégation libyenne a par ailleurs pris connaissance du programme national tunisien de contrôle des médicaments vétérinaires et des contaminants. Ce dispositif vise à assurer que les produits aquatiques répondent aux normes sanitaires internationales, renforçant ainsi leur qualité et leur compétitivité sur les marchés
Au-delà des aspects techniques, cette rencontre a permis d’identifier de nouvelles perspectives de coopération entre les deux pays. Les discussions ont porté sur le développement de partenariats institutionnels, le partage des compétences et les opportunités d’investissement dans le secteur de l’aquaculture, considéré comme un levier stratégique pour améliorer la sécurité alimentaire et favoriser une croissance durable.
Cette visite illustre la volonté de la Tunisie et de la Libye de consolider leur coopération bilatérale en misant sur l’échange de savoir-faire et le développement de filières aquacoles plus performantes et résilientes.
Par Déborah. S



