Au Burkina, les autorités ont décidé d’étendre l’assurance agropastorale au cheptel pour la campagne 2026-2027. L’annonce a été faite par le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, lors du au lancement officiel de la campagne de souscription le 30 juin 2026.
En plus des productions végétales, le cheptel est également couvert par ce mécanisme de protection, ce qui représente la principale innovation de cette nouvelle campagne, selon une note du ministère en charge de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques
Amadou Dicko a souligné que l’assurance agropastorale constitue un véritable filet de sécurité pour les producteurs, leur permettant de reprendre leurs activités après un sinistre sans sombrer dans la précarité. Il a également rassuré les producteurs du maintien de la subvention de l’État, qui prend en charge 30 % de la prime d’assurance.
Selon le Directeur général de la promotion de l’économie rurale (DGPER), le Camarade Ollé Arnaud KAM, sur 25 845 producteurs souscripteurs répartis dans 165 communes du Burkina Faso, 1 072 producteurs sinistrés bénéficieront d’une indemnisation. Il a également indiqué que la superficie assurée est passée de 34 000 hectares en 2024 à 41 838 hectares en 2025. Au total, une enveloppe de 59 069 161 F CFA a été mobilisée pour indemniser les producteurs concernés.
Pour la campagne agricole 2025-2026, les cultures couvertes par l’assurance agropastorale sont le maïs, le riz, le mil, le sorgho, le niébé, le soja, le coton, l’arachide et le sésame.
L’assurance agropastorale au Burkina Faso est mise en œuvre avec l’appui de l’État burkinabè, en collaboration avec l’Association professionnelle des sociétés d’assurances du Burkina (APSAB), afin de sécuriser les investissements des producteurs face aux aléas climatiques et sanitaires et de renforcer la résilience du secteur agropastoral.
MYNA



