Selon web-agri, la fièvre Q, maladie bactérienne causée par Coxiella burnetii, représente une menace souvent sous-estimée dans les élevages bovins en France. Près d’un élevage sur trois serait exposé à cette infection qui affecte à la fois les performances des troupeaux et la santé humaine.
Difficile à détecter, la maladie évolue souvent sans symptômes visibles. Lorsqu’elle est diagnostiquée, notamment à la suite d’avortements, les pertes économiques sont généralement déjà importantes.
Des conséquences importantes sur la reproduction
La fièvre Q dégrade progressivement les performances reproductives des bovins avec des avortements, des retours en chaleurs répétés, des échecs d’insémination, un allongement de l’intervalle entre deux vêlages ainsi qu’une augmentation des cas de métrites, de rétentions placentaires et de mortalité néonatale.
Le coût d’un avortement est estimé entre 400 et 800 euros (soit environ 262 000 à 525 000 FCFA). L’allongement de l’intervalle vêlage-vêlage entraîne également une baisse de la productivité, en particulier dans les élevages laitiers.
Des pertes financières conséquentes
Selon les simulations réalisées sur un troupeau de 120 vaches avec une prévalence de 35 %, les pertes économiques sont évaluées à 6 594 euros (environ 4,3 millions de FCFA) la première année, puis à 6 744 euros (environ 4,4 millions de FCFA) lors des deuxièmes et troisièmes années.
Face à cette maladie discrète mais coûteuse, les experts recommandent une surveillance sanitaire accrue, un diagnostic précoce et la mise en œuvre de mesures préventives adaptées afin de préserver la rentabilité des exploitations et de réduire les risques pour la santé publique.
PAR AMINATA.S



