Selon la France agricole, Confrontée à une baisse de la consommation et à des exigences croissantes en matière de bien-être animal et de protection de l’environnement, la filière française du veau de boucherie entend renforcer sa stratégie de durabilité. Réunis le 19 mai 2026, les acteurs du secteur ont réaffirmé leur volonté d’adapter leurs pratiques afin de répondre aux nouvelles attentes des consommateurs tout en préservant la compétitivité des élevages.
À l’occasion d’une conférence de presse, le président d’Interbev Veaux, Gilles Gautier, a souligné l’importance des défis auxquels la filière est confrontée. Selon lui, l’avenir du secteur repose sur une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux, de la qualité des produits et des conditions d’élevage.
La filière a ainsi lancé une campagne européenne baptisée « Le goût du partage durable », menée conjointement par la France, la Belgique, l’Italie et les Pays-Bas. Cette initiative vise à promouvoir les efforts engagés pour réduire l’empreinte carbone des exploitations, améliorer le bien-être des animaux et renforcer la transparence auprès des consommateurs.
Selon Interbev, près de 60 % des veaux issus des élevages laitiers sont valorisés par la filière veau de boucherie, ce qui en fait un maillon essentiel de l’économie agricole. Les professionnels estiment que la durabilité constitue désormais un levier incontournable pour garantir l’avenir du secteur, maintenir les revenus des éleveurs et répondre aux attentes d’une société de plus en plus attentive aux modes de production alimentaire.
À travers cette démarche, la filière espère redorer l’image de la viande de veau, encourager une consommation responsable et démontrer qu’il est possible de concilier performance économique, respect de l’environnement et bien-être animal.
Par AMINATA.S



