Selon France agricole, les cas de clavelée ovine, de variole caprine et de peste des petits ruminants connaissent une recrudescence ces derniers mois dans plusieurs pays d’Europe, suscitant une vive inquiétude au sein des services vétérinaires et du monde de l’élevage. Face à cette situation, les autorités sanitaires appellent les éleveurs à redoubler de vigilance afin de limiter la propagation de ces maladies hautement contagieuses touchant les petits ruminants.
Selon les spécialistes, la prévention demeure le moyen le plus efficace pour contenir ces épizooties. « Face à la clavelée ovine et à la variole caprine, la prévention repose sur une surveillance renforcée, une réactivité immédiate et l’application rigoureuse des mesures de biosécurité », souligne GDS France.
Ces maladies virales affectent principalement les moutons et les chèvres. Elles entraînent des pertes économiques importantes liées à la mortalité animale, à la baisse de production, aux restrictions de mouvements du bétail ainsi qu’aux coûts de lutte sanitaire. La peste des petits ruminants, particulièrement redoutée, peut provoquer de lourds dégâts dans les élevages lorsqu’elle n’est pas rapidement maîtrisée.
Les professionnels du secteur sont ainsi invités à surveiller attentivement l’état sanitaire de leurs troupeaux et à signaler sans délai tout symptôme suspect aux services vétérinaires compétents. Parmi les signes cliniques observés figurent notamment la fièvre, les lésions cutanées, l’écoulement nasal, les difficultés respiratoires ou encore une forte baisse d’appétit.
Les autorités rappellent également l’importance du respect strict des mesures de biosécurité dans les exploitations : contrôle des déplacements d’animaux, désinfection des équipements et des véhicules, limitation des contacts entre troupeaux et isolement immédiat des animaux suspects.
Cette hausse des cas en Europe ravive les inquiétudes autour de la sécurité sanitaire du cheptel et met en évidence la nécessité d’une coopération étroite entre éleveurs, vétérinaires et autorités sanitaires afin d’éviter toute propagation à grande échelle.
Par AMINATA.S



