Le deuxième Forum international sur l’apiculture durable, est prévu du 20 au 22 mai 2025 à Jimma Town, en Éthiopie. Cet évènement est organisé par le gouvernement éthiopien, le gouvernement slovène, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et Apimondia.
Sont attendus à ce Forum, des gouvernements et des décideurs politiques, des scientifiques et des détenteurs de connaissances, le secteur privé, des praticiens, des organisations non gouvernementales et la société civile pour favoriser la coopération internationale en matière d’apiculture et de pollinisation, en veillant à ce que les politiques et les pratiques suivent l’évolution des défis et des opportunités, selon la FAO.
Organisé parallèlement à la Journée mondiale des abeilles 2025, le Forum est l’occasion d’échanger des expériences, de présenter des initiatives apicoles innovantes, d’inspirer des actions en faveur d’une agriculture respectueuse des pollinisateurs et de coordonner et de préserver les efforts mondiaux. Bien que d’envergure mondiale, le Forum met chaque année en avant une région spécifique. En 2025, l’accent sera mis sur l’Afrique, l’Éthiopie étant le pays hôte, indique l’Organisation onusienne.
Selon la FAO, les abeilles et autres pollinisateurs sont essentiels à la production alimentaire, à la sécurité alimentaire et à l’économie, tout en soutenant la santé humaine et celle des écosystèmes. Leurs contributions vitales couvrent les trois dimensions du développement durable – économique, sociale et environnementale – améliorant à la fois la qualité de vie et la santé à long terme des écosystèmes. Environ 75 % des principales cultures mondiales produisant des fruits et des graines destinées à la consommation humaine dépendent au moins en partie des pollinisateurs.
Sans pollinisateurs, 5 à 8 % de la production agricole mondiale actuelle serait perdue, ce qui représenterait une valeur marchande annuelle de 235 à 577 milliards de dollars. Malgré la reconnaissance de leur importance, de nombreuses espèces de pollinisateurs dans le monde sont en déclin et menacées d’extinction en raison de diverses pressions, ajoutant que les abeilles sociales et l’apiculture soutiennent les moyens de subsistance des apiculteurs, petits et grands, des communautés rurales et des peuples autochtones, contribuant à la production de miel, à la production alimentaire, au patrimoine culturel et à l’inspiration, favorisant ainsi le développement durable .
L’apiculture, qui peut être pratiquée avec des matériaux locaux et des ressources minimales, crée également des opportunités de revenus pour les groupes vulnérables, notamment les femmes, les jeunes et les personnes en situation d’extrême pauvreté.
MYNA avec FAO



