Afin d’améliorer et augmenter les capacités de production en produits halieutiques de la Côte d’Ivoire, le Projet de Développement des Chaines de Valeur Vivrières (PDC2V), a entrepris des actions pour booster le secteur aquacole.
Plusieurs actions ont été mises en œuvre à travers sa sous-composante dénommée « Amélioration de l’accès aux technologies, innovations et services de conseils intelligents face aux climats ».
Le Projet de Développement des Chaines de Valeur Vivrières (PDC2V), implémenté par le gouvernement ivoirien afin d’opérationnaliser la transformation structurelle du sous-secteur vivrier, cible trois chaînes de valeur que sont : le manioc, le maraîcher et l’aquaculture. D’une durée de 6 ans (2021-2027), il s’étend sur la moitié sud de la Côte d’Ivoire.
Au niveau de l’aquaculture, le Projet a entrepris des actions en aidant à la structuration des acteurs de la filière. A cet effet, l’interprofession INTERAQUA, bénéficie de l’appui du Projet dans son plein fonctionnement, à en croire Béné Kouadio-Yeboi, spécialiste en innovation et vulgarisation au PDC2V. Il s’exprimait en marge d’un atelier de formation des gestionnaires et techniciens d’écloseries qui se tient du 2 au 4 septembre 2025, à Aboisso.
Kouadio-Yéboi a indiqué que pour faire face au problème d’accès au financement, une centaine d’acteurs ont bénéficié du mécanisme d’appui financier et technique du Projet de Développement des Chaines de Valeur Vivrières dénommé fonds à coûts partagés.
Prise en compte du volet de la recherche pour l’amélioration des productions
« Pour ce qui concerne l’accès au marché, nous sommes en train de mettre en place une plateforme numérique qui va rassembler près de 600 mille acteurs et je pense que cela facilitera l’écoulement des produits aquacole à travers tout le pays », a-t-il expliqué en ajoutant que les actions du PDC2V prennent en compte le volet de la recherche pour l’amélioration des productions.
« Nous avons des actions à l’endroit de nos structures de recherche, notamment le Centre national de recherche agronomique (CNRA), nous appuyons à la réhabilitation des structures de recherches, nous finançons des actions de recherche pour améliorer l’itinéraire de production de poissons », a-t-il affirmé.
L’augmentation de la production aquacole passe également par le renforcement de capacités des acteurs du secteur, pour l’acquisition de bonnes pratiques qui aboutirons à la production de poissons de meilleures qualités accessible à moindre coût.
C’est dans cette optique, que le PDC2V a organisé en collaboration avec le Ministère des Ressources animales et Halieutiques (MIRAH), à travers la direction de l’aquaculture et le Projet de Relance de la Pisciculture Continental phase 2 (PREPICO2), l’atelier sur les itinéraires techniques de productions d’alevins. Une trentaine de gestionnaires et techniciens des écloseries ont pris part à cette activité au cours de laquelle ils seront outillés sur la gestion financière, technique et sanitaire d’une écloserie.
Toutes ces actions, traduisent selon M. Kouadio-Yéboi, l’engament du Projet de Développement des Chaines de Valeur Vivrières, « à accompagner tous les acteurs et à aider la Côte d’Ivoire à atteindre l’autosuffisance en protéines aquacoles dans les années à venir ».
Mireille Yapo



