Les éleveurs d’insectes de Côte d’Ivoire ont franchi une étape majeure avec la tenue, le jeudi 18 décembre 2025 à Abidjan, de l’assemblée générale constitutive de l’Association nationale des producteurs d’insectes de Côte d’Ivoire (ANPI-CI), visant à structurer et professionnaliser cette activité émergente.
Cette rencontre fondatrice, qui marque l’émergence officielle d’une filière encore peu connue mais à fort potentiel économique, a abouti à la mise en place d’un bureau exécutif dirigé par Milan Augustin, élu président, assisté de Amon Natacha, vice-présidente.
À travers la création de l’ANPI-CI, les acteurs entendent promouvoir le développement et la valorisation de l’élevage d’insectes, notamment celui des larves des mouches soldats noire (Black Soldier Fly – BSF), reconnues pour leurs nombreux usages dans l’alimentation animale, la gestion des déchets organiques et l’économie circulaire.
Présentée comme une alternative économique innovante et durable, cette activité contribue à la sécurité alimentaire, à la réduction de l’empreinte environnementale et à la création de revenus, en particulier pour les jeunes et les femmes. À cet effet, la nouvelle association prévoit d’accompagner ses membres à travers des actions de formation, de vulgarisation, d’échanges d’expériences, ainsi qu’un appui technique et économique adapté aux réalités locales.
Représentant la Direction des organisations professionnelles et de l’appui au financement (DOPAF), le chef de service Ta Bi Djehi Blaise a salué cette initiative, qu’il a qualifiée de préalable essentiel à la reconnaissance officielle de la filière. Il a réaffirmé l’engagement du ministère de l’Agriculture à accompagner les acteurs organisés.
« Être structuré et organisé permet d’être représentatif et de disposer d’un interlocuteur crédible. C’est à cette condition que l’État peut reconnaître officiellement l’existence de votre filière, désormais intégrée parmi celles relevant du ministère de l’Agriculture », a-t-il expliqué.
Il a, par ailleurs, invité les producteurs d’insectes à se rapprocher des directions régionales, départementales et locales du ministère de l’Agriculture, ainsi que des structures techniques compétentes, notamment la DOPAF et la Direction de la gestion de la production animale (GPA), afin d’exprimer leurs besoins et de bénéficier d’un encadrement approprié.
S.A



