Pêche maritime et aquaculture :
Le Sénégal et la Guinée signent un accord pour renforcer la préservation de l’économie bleue

le Sénégal et la Guinée ont signé un nouveau protocole de mise en œuvre visant à renforcer leur accord bilatéral sur la pêche maritime et l'aquaculture.

Dans une démarche historique en faveur de la coopération régionale et de la durabilité des ressources marines, le Sénégal et la Guinée ont signé un nouveau protocole de mise en œuvre visant à renforcer leur accord bilatéral sur la pêche maritime et l’aquaculture. La cérémonie de signature, qui s’est tenue à Dakar, marque un engagement renouvelé en faveur de la préservation de l’économie bleue et de l’amélioration des moyens de subsistance des communautés côtières des deux pays.

L’accord a été officialisé par le Dr Fatou Diouf, ministre sénégalaise des Pêches et de l’Économie maritime, et son homologue guinéenne, Mme Fatima Camara, lors d’une cérémonie qui a souligné la vision commune des deux nations. « Ce protocole repose sur la confiance, la solidarité et une vision commune pour la gestion durable de nos ressources marines », a déclaré le Dr Diouf, qualifiant cet événement de jalon pour la collaboration régionale.

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Le nouveau protocole pose les bases d’une coopération structurée et réglementée entre les deux pays, répondant aux principaux défis auxquels est confrontée la pêche en Afrique de l’Ouest. Il comprend la Surveillance réglementaire des activités de pêche, tant artisanale qu’industrielle ; la surveillance maritime conjointe des zones économiques exclusives (ZEE), axée sur la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), le soutien aux communautés côtières, notamment aux pêcheurs et aux aquaculteurs.

Il englobe aussi le renforcement des capacités par la formation technique, la collaboration en matière de recherche et l’échange de connaissances, l’amélioration des systèmes de contrôle et d’inspection sanitaires des produits de la pêche.

Cette coopération intègre également des objectifs de protection de l’environnement et de développement socio-économique, reconnaissant le rôle crucial d’écosystèmes marins sains pour assurer la sécurité alimentaire et la résilience économique.

Les deux pays sont confrontés à une pression croissante sur les écosystèmes marins en raison de la surpêche, du changement climatique et des pratiques de pêche illégales. Ces menaces mettent non seulement en péril la biodiversité, mais compromettent également les moyens de subsistance de millions de personnes qui dépendent de la pêche. Par ce protocole, le Sénégal et la Guinée souhaitent se positionner comme leaders en matière de gouvernance durable des pêches en Afrique de l’Ouest, conformément aux engagements internationaux tels que le Code de conduite pour une pêche responsable de la FAO et la Stratégie pour l’économie bleue de l’Union africaine.

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Le Dr Diouf a souligné que cet accord reflète une vision à long terme : « Nous nous engageons à promouvoir conjointement l’aquaculture et à valoriser nos ressources marines au profit de nos populations respectives. Il s’agit d’un partenariat ancré dans la durabilité, l’inclusion et la science. »

Le protocole devrait déboucher sur des actions conjointes concrètes dans les mois à venir, notamment le déploiement d’équipes de patrouille mixtes pour la surveillance des ZEE, la mise en œuvre de procédures d’octroi de licences harmonisées, le soutien aux femmes et aux jeunes dans les chaînes de valeur de la pêche, le développement de projets pilotes conjoints d’aquaculture.

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Plaidoyer régional pour une meilleure gouvernance des ressources marines partagées.

Avec cet accord, le Sénégal et la Guinée créent un précédent en matière de gestion coopérative des pêches en Afrique de l’Ouest, un précédent qui pourrait inspirer des partenariats similaires dans toute la région.

Alors que les ressources océaniques continuent de décliner et que la concurrence s’intensifie, de tels cadres bilatéraux sont essentiels pour garantir que les États côtiers africains préservent leur souveraineté sur leurs richesses marines tout en promouvant l’équité et la durabilité.

 

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