Dès l’entrée dans le Pavillon 1, le changement de décor est frappant. Là où les imposants gabarits des vaches charolaises ou normandes monopolisaient habituellement l’attention, c’est désormais le Ring Central Ovins qui dicte le tempo.
Sous l’immense structure métallique du hall, le ring s’est agrandi. Le sable ratissé accueille les défilés incessants des meilleures races françaises. Lundi 23 février, au troisième jour du Salon International de l’Agriculture (SIA 2026) de Paris, les spectateurs se pressaient sur les gradins rouges pour assister aux épreuves de présentation. Sur le sable, les éleveurs, vêtus de leurs blouses bleues emblématiques, guident leurs bêtes avec une précision millimétrée. L’enjeu est de taille : le Concours Général Agricole (CGA) reste le Graal de la profession, le label qui garantit l’excellence d’un élevage.
« C’est une édition particulière, confie un éleveur des Pays de la Loire. On sent que le public a soif de comprendre nos métiers. Sans les bovins, les gens s’arrêtent plus longtemps devant nos moutons, posent des questions sur la laine, sur la gestion des pâturages », confie un visiteur.
SIA 2026 Le Mouton Vendéen à l’honneur
Dans les allées, une race attire particulièrement les regards cette année : le Mouton Vendéen. Entre les barrières métalliques, les box sont soigneusement préparés. La paille fraîche et le foin de qualité supérieure témoignent de l’attention portée aux animaux. Les fiches d’identification, suspendues au-dessus des enclos, affichent fièrement les pedigrees : Lycée Agricole Nature de La Roche-sur-Yon, Agri’Campus de Laval…
Ces pancartes jaunes et blanches ne sont pas que de simples étiquettes ; elles racontent l’histoire de la transmission. On y voit des numéros d’immatriculation précis, symboles de la traçabilité exemplaire de la filière française. Ces animaux, aux têtes sombres et à la laine dense, représentent l’excellence bouchère du Grand Ouest.
Par Ouattara Dit Vali (à Paris)



