Le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH) à travers la Direction de la Production Animale (DPA), a représenté la Côte d’Ivoire à la troisième session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre (AB.AOC), tenue le jeudi 4 décembre 2025, à Ouagadougou au Burkina Faso.
Cette 3ème session du Conseil des Ministres a abouti a permis de mettre en place plusieurs résolutions essentielles, qui vont orienter les actions de l’Alliance pour les prochaines années. Il s’agit notamment de l’approbation du Cadre Stratégique, qui a requis la validation des Ministres du Plan stratégique 2026-2030 de l’AB.AOC, traçant une feuille de route ambitieuse pour l’expansion des technologies de biodigestion dans la zone.
L’établissement du bilan de la Présidence du Burkina Faso sur la période 2023-2025, permettant de capitaliser sur les acquis et d’identifier les défis persistants. De l’engagement Financier, un point crucial a été fait sur l’appel de Cotonou, insistant sur l’engagement des pays membres à honorer régulièrement leurs contributions annuelles pour assurer la solidité financière et opérationnelle de l’institution. Le renouvellement de la Gouvernance pour assurer la continuité et le leadership politique de l’Alliance. Ainsi que les prises de décisions opérationnelles jugées utiles à l’exécution efficace de la mission de l’institution, consolidant l’efficacité de l’AB.AOC dans sa mission de promotion des énergies renouvelables.
Le MIRAH s’engage pour le Biodigesteur dans l’élevage en Afrique
En prélude de cette 3ème édition, une rencontre préparatoire a permis d’harmoniser les positions techniques en amont des prises de décision politiques.
En prenant part à ces deux instances, la Côte d’Ivoire souligne son intérêt pour les solutions énergétiques et environnementales issues de l’élevage. Elle réaffirme donc son engagement à intégrer l’innovation et les pratiques durables dans son secteur des ressources animales, contribuant ainsi directement à la sécurité énergétique et au développement d’une économie plus verte.
En effet, le biodigesteur est un système qui transforme la matière organique (déchets animaux, agricoles, alimentaires) en biogaz (méthane pour l’énergie) et en digestat (engrais naturel) grâce à une fermentation bactérienne dans un milieu sans oxygène (anaérobie). Il fonctionne comme un estomac artificiel, créant une énergie renouvelable et réduisant les déchets, améliorant ainsi la santé, l’autonomie énergétique et l’émancipation, notamment des femmes, en offrant du temps et un combustible propre. Il se présente comme un outil clé pour moderniser l’agriculture, améliorer l’hygiène dans les fermes et réduire l’empreinte carbone.
Sandrine KOUADJO



