Le Kenya lance un nouveau système de bons électroniques pour la vaccination du bétail

Le ministère de l’Agriculture du Kenya se prépare à lancer un nouveau système de bons électroniques pour la vaccination du bétail et la surveillance des maladies sera bientôt lancé au Kenya.

Initié par le Ministère de l’Agriculture, ce programme qui cible les comtés dotés de grands troupeaux et de fréquentes épidémies de maladies animales, vise à vacciner 22 millions de bovins et 50 millions de chèvres et de moutons.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large du programme du gouvernement visant à numériser les services agricoles et à fournir aux agriculteurs de meilleurs outils pour gérer la santé du bétail.

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Le programme débutera par une phase pilote dans certains comtés à haut risque avant d’être déployé à l’échelle nationale, a annoncé le secrétaire principal du développement de l’élevage, Jonathan Mueke, lors d’une visite à Maralal, dans le comté de Samburu.

« Le système, qui sera testé dans les régions à forte population de bétail et celles sujettes aux épidémies de fièvre aphteuse, d’anthrax et d’autres maladies animales transfrontalières, améliorera la prise de décision fondée sur les données dans le secteur de l’élevage », a déclaré M. Mueke.

Le programme de vaccination du bétail s’inspire du système de bons électroniques pour l’achat d’engrais, qui a permis d’améliorer l’accès aux intrants subventionnés.

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Grâce au Système intégré de gestion agricole du Kenya (KIAMS), les agriculteurs s’inscriront et recevront des bons numériques par SMS ou via d’autres plateformes. Ceux-ci pourront ensuite être échangés contre des vaccins dans des centres vétérinaires ou des boutiques agro-vétérinaires agréés.

Les responsables affirment que cette approche garantira que les vaccins seront distribués avec précision tout en créant une base de données centralisée pour le suivi de la santé animale.

En collectant des données de vaccination en temps réel, les autorités seront en mesure de cartographier la couverture vaccinale, d’identifier les points chauds des maladies et de mettre en place des réponses plus rapides aux épidémies.

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« Nous avons déjà testé le système dans des fermes publiques. Nous sommes en pourparlers avec tous les gouvernements des comtés, par l’intermédiaire des services vétérinaires et d’élevage respectifs, pour déployer le programme immédiatement », a indiqué M. Mueke.

Le système générera également des dossiers médicaux numériques pour le bétail, améliorant ainsi la traçabilité du troupeau et aidant les agences de sécurité à lutter contre le vol de bétail et le commerce illicite de bétail.

 

MYNA avec Média