Production laitière :
Le groupe russe EkoNiva ambitionne d’investir dans la filière lait en Algérie

Elevage d'Afrique Info
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filière lait en Algérie

Avec un marché laitier en plein essor, l’Algérie attire de plus en plus d’investisseurs étrangers. Après Baladna, le géant russe EkoNiva ambitionne d’investir dans la filière locale.

Une délégation du groupe EkoNiva, conduite par son président-directeur général Stefan Dürr, s’est récemment rendue en Algérie pour rencontrer Samah Lahlouh, PDG du groupe public Giplait, afin d’échanger sur d’éventuels projets de partenariat.

Dans le communiqué publié le 12 janvier 2026 par le groupe, il a été question de l’étude de possibilités de partenariat concernant la création de fermes modèles spécialisées dans la production de lait, en lien avec le complexe laitier « Gibli ».

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Si les détails relatifs aux capacités de production n’ont pas été mentionnés, il est important de rappeler que l’Algérie a entamé d’importantes réformes pour développer sa filière locale, notamment avec l’implantation de la plus grande ferme verticale laitière du monde. Ce projet est le fruit d’un partenariat algéro-qatari de 3,5 milliards de dollars, qui devrait entrer en activité dès le deuxième semestre de l’année 2026, avec une production annuelle attendue de 200 000 tonnes de poudre de lait.

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Le groupe russe EkoNiva ambitionne d’investir dans la filière lait en Algérie

Le groupe russe EkoNiva ambitionne ainsi d’investir dans la filière laitière en Algérie. Ces discussions s’inscrivent dans un contexte de diversification des partenariats internationaux, après l’engagement récent du groupe qatari Baladna.

Premier producteur de lait en Russie, EkoNiva souhaite explorer la filière laitière algérienne en raison des importantes potentialités économiques que présente le pays, dont la consommation locale augmente d’environ 10 % par an.

Pour l’Algérie, cette dynamique s’inscrit dans une stratégie de sécurité alimentaire et de réduction de sa dépendance aux importations. En effet, le pays importe près de 400 000 tonnes de poudre de lait chaque année, pour un coût évalué à plusieurs centaines de millions de dollars.

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L’Algérie diversifie ainsi ses partenariats internationaux afin de soutenir la filière locale, avec pour objectif d’atteindre l’autosuffisance en lait, puis de passer du statut de pays importateur à celui d’exportateur.

Quant au groupe russe, l’exploitation du marché algérien représente une opportunité stratégique dans son plan d’élargissement de son portefeuille de partenariats internationaux.

Sandrine KOUADJO

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