Le Gabon envisage de mettre fin aux importations de poulet de chair à compter du 1er janvier 2027, afin de réduire sa dépendance aux importations alimentaires.
Plusieurs spéculations sont visées par cette ambition et les autorités misent sur le développement des filières agricoles et animales et le renforcement des productions nationale, selon tvplusafrique.com. Les importations couvrent entre 70 et 80 % de la consommation alimentaire du pays, pour une facture annuelle avoisinant les 500 milliards de FCFA, a indiqué le média. La relance de l’agriculture passe notamment par la formation des producteurs, l’amélioration des capacités de production et le développement des infrastructures de stockage et de transformation. Le 9 octobre 2026, l’École nationale de développement rural d’Oyem a rouvert ses portes après douze années de fermeture, avec l’ambition de renforcer les compétences agricoles nationales.
Un approvisionnement régulier des populations
En parallèle, les autorités préparent la montée en puissance de plusieurs filières, dont le manioc, la banane, le maraîchage et l’élevage. La filière avicole occupe une place particulière, avec l’objectif annoncé de mettre fin aux importations de poulet de chair à compter du 1er janvier 2027. Au-delà des annonces et des investissements, le défi reste celui des résultats concrets sur les marchés. L’augmentation de la production locale devra s’accompagner de circuits de distribution efficaces, de prix accessibles et d’un soutien durable aux agriculteurs. La disponibilité des intrants, l’accès aux financements et la capacité à conserver et transporter les récoltes seront déterminants pour renforcer la compétitivité des produits gabonais. La souveraineté alimentaire ne se résume donc pas à produire davantage : elle suppose aussi de garantir un approvisionnement régulier des populations et de réduire progressivement la dépendance du pays aux denrées importées.
MYNA
