Elevage :
Le Burkina Faso discute d’amélioration génétique avec un partenaire brésilien

Amélioration génétique Burkina

Au Burkina Faso, le sous-secteur de l’élevage contribue à hauteur de 11,52 % au PIB. Le gouvernement qui souhaite y renforcer la productivité, explore de nouvelles coopérations avec ses partenaires en s’appuyant sur l’innovation technologique.

Au Burkina Faso, le Centre de promotion de l’aviculture et de multiplication des animaux performants (CPAMAP) espère renforcer ses capacités en amélioration génétique du bétail en collaborant avec l’Institut Daniel Franco (IDF) du Brésil, reconnu pour son expertise dans la sélection animale et l’élevage durable.

C’est ce qu’a annoncé Ardiouma Sirima, directeur général du CPAMAP, dans des propos relayés sur le site du ministère de l’Agriculture le mardi 24 juin.

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En effet, l’IDF était en mission de prospection au Burkina Faso depuis le 20 juin dernier dans le but d’identifier des opportunités concrètes de collaboration en vue de renforcer le développement durable de l’élevage dans le pays. D’après M. Sirima, certaines pistes de collaboration ont été évoquées lors de cette visite, parmi lesquelles figure la possibilité d’importer des races performantes du Brésil, des semences animales ainsi que le développement de la culture fourragère.

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Ce nouveau partenariat qui prend forme vise notamment à renforcer la productivité du cheptel national à terme. L’enjeu est d’autant plus important que le pays nourrit de grandes ambitions de croissance dans des filières stratégiques du sous-secteur de l’élevage comme le lait et la filière bétail-viande.

Le Burkina Faso discute d’amélioration génétique avec un partenaire brésilien

Le gouvernement a, par exemple, annoncé le 8 avril dernier en Conseil des ministres son ambition de se lancer dans l’exportation de viande de bétail. Par ailleurs, avec le lancement de la société publique laitière Faso Kosam le 27 mars, l’objectif est de parvenir à couvrir la moitié des besoins de consommation de lait et de produits laitiers du pays à terme.

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Une étude publiée par la GIZ en 2018 révélait que la production annuelle de lait par tête de vache laitière était évaluée entre 200 et 500 litres au Burkina Faso. En comparaison, la productivité moyenne d’une vache laitière au Brésil (toutes races confondues) est d’environ 2 500 à 3 000 litres par an.

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