Publié le 7 avril 2026 par web agri, l’année 2025 a été particulièrement favorable aux éleveurs laitiers français. Selon l’Institut de l’Élevage, s’appuyant sur les données du réseau Inosys, la conjoncture a combiné une hausse notable des prix du lait et de la viande bovine, une baisse des coûts de production ainsi qu’une progression des volumes.
Le revenu moyen atteint ainsi 57 800 euros par Unité de main-d’œuvre (UMO), un niveau qualifié de « record sur la dernière décennie » dans le dernier dossier annuel Bovins Lait, publié en mars. L’institut précise toutefois que ces résultats reposent sur un échantillon de 369 exploitations performantes, et ne reflètent pas la moyenne nationale.
Des prix en hausse et des charges en recul
Cette performance s’explique en premier lieu par des prix bien orientés en 2025. Le lait a enregistré une hausse comprise entre 10 et 25 euros pour 1 000 litres. Dans le même temps, les vaches de réforme ont vu leurs cotations progresser de 25 %, tandis que celles des veaux naissants ont bondi de 125 %.
Parallèlement, les charges ont reculé de manière significative : -5,7 % pour l’alimentation animale, -3,6 % pour les engrais, -10,3 % pour le carburant et -11,9 % pour l’électricité. Des conditions météorologiques favorables ont également contribué à de bons rendements agricoles et à une valorisation optimale des pâturages, notamment à l’automne.
Des écarts entre systèmes de production
Au total, le résultat courant a progressé de 20 000 euros entre 2024 et 2025. Cette amélioration profite davantage aux systèmes les plus productifs, en particulier ceux situés en plaine. Ces exploitations affichent un avantage en volume, produisant en moyenne un tiers de litre de lait supplémentaire par UMO par rapport aux autres.
L’écart de performance entre les différents systèmes atteint ainsi 45 000 euros en moyenne, une différence qui s’est accentuée au fil des années sous l’effet des gains de productivité.
Sur le long terme, les revenus des exploitations laitières affichent une tendance globale à la hausse sur dix ans. Toutefois, ils restent plus instables depuis 2020, en raison des crises sanitaires et géopolitiques qui impactent régulièrement le secteur.
Par AMINATA S.



