Santé animale :
Face à la fièvre aphteuse, l’Afrique du Sud importe des vaccins d’Argentine, de Turquie et du Botswana

Face à la fièvre aphteuse, l’Afrique du sud 'Afrique du Sud importe des vaccins d'Argentine, de Turquie et du Botswana

L’Afrique du Sud décide se tourner vers trois pays pour venir à bout de la fièvre aphteuse qui sévit dans le pays. Ainsi,  pour renforcer sa stratégie de lutte contre cette zoonose,  elle compte des vaccins d’Argentine, de Turquie et du Botswana, suite à l’apparition de nouveaux cas qui ont suscité l’inquiétude dans le secteur de l’élevage.

Les autorités indiquent que cette mesure vise à stopper la transmission du virus, à préserver la sécurité alimentaire et à limiter les pertes économiques. Les équipes vétérinaires se préparent actuellement à une campagne de vaccination à grande échelle dans les régions agricoles à haut risque.

La fièvre aphteuse est l’une des maladies animales les plus perturbatrices pour les élevages du monde entier. En Afrique du Sud, son impact dépasse le cadre des exploitations agricoles et menace l’approvisionnement en viande, l’emploi rural et les recettes d’exportation.

Les autorités ont confirmé que les infections récentes ont démontré la rapidité avec laquelle le virus peut se propager s’il n’est pas maîtrisé rapidement. Par conséquent, la lutte contre la fièvre aphteuse est devenue une priorité agricole et économique majeure, exigeant une intervention immédiate au-delà des mesures de confinement habituelles.

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L’épidémie a été détectée grâce à la surveillance vétérinaire de routine après l’apparition de symptômes classiques chez les animaux, notamment fièvre, boiterie et vésicules autour de la bouche et sur les sabots. Des analyses en laboratoire ont confirmé par la suite le diagnostic de fièvre aphteuse.

Une fois le cas confirmé, les autorités ont imposé des restrictions de déplacement, établi des zones de quarantaine et suspendu le commerce du bétail dans les zones touchées. Cependant, les responsables ont reconnu que le confinement seul ne suffirait pas sans une vaccination généralisée.

La vaccination joue un rôle crucial dans la lutte contre la fièvre aphteuse en réduisant la circulation virale et en limitant le nombre d’animaux sensibles. Administrés rapidement, les vaccins contribuent à créer une immunité collective qui empêche la propagation des épidémies à de nouvelles régions.

Les réserves de vaccins sud-africaines se sont rapidement épuisées, les autorités donnant la priorité aux zones à haut risque. L’importation de doses supplémentaires est devenue essentielle pour maintenir la dynamique de la lutte contre la fièvre aphteuse et éviter des retards susceptibles d’aggraver la situation.

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La production nationale de vaccins demeure un élément important du système de santé animale sud-africain, mais les autorités ont admis que les capacités actuelles ne peuvent pas répondre à une demande soudaine et massive lors d’épidémies.

L’importation de vaccins permet aux autorités de réagir plus rapidement en cas d’urgence, sécurisez immédiatement des volumes suffisants et adapter les vaccins aux souches virales en circulation.

Des mécanismes d’approvisionnement d’urgence ont été activés afin de raccourcir les délais d’approbation et d’assurer une livraison rapide.

Rôle de l’Argentine, de la Turquie et du Botswana

L’Argentine et la Turquie figurent parmi les principaux producteurs mondiaux de vaccins contre la fièvre aphteuse, approvisionnant de nombreux pays où le virus reste endémique. Leurs sites de production fonctionnent selon des normes internationales rigoureuses et peuvent augmenter rapidement leur production.

L’inclusion du Botswana témoigne de la coopération régionale en matière de gestion des maladies. Compte tenu de conditions écologiques similaires et des mouvements transfrontaliers de bétail, les formulations vaccinales du Botswana sont bien adaptées aux souches virales d’Afrique australe, renforçant ainsi la coordination régionale de la lutte contre la fièvre aphteuse .

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Les autorités ont souligné que tous les vaccins importés feront l’objet d’une vérification à leur arrivée, comprenant un contrôle des documents et une inspection de la chaîne du froid. La distribution sera coordonnée par les services vétérinaires afin de garantir un accès équitable et un usage approprié.

Seuls des vétérinaires agréés et des techniciens vétérinaires qualifiés administreront les vaccins. Cette approche garantit un dosage précis, un suivi rigoureux et une tenue de registres fiable – éléments clés pour évaluer l’efficacité des programmes de lutte contre la fièvre aphteuse.

Les autorités ont réaffirmé que la vaccination seule ne peut éradiquer la fièvre aphteuse. Des mesures de biosécurité renforcées restent en vigueur dans tout le pays.

Cela comprend les restrictions relatives au transport d’animaux, la désinfection obligatoire des véhicules et des équipements, et le renforcement des inspections et de la surveillance des exploitations agricoles. Aussi, les agriculteurs sont invités à isoler les nouveaux animaux, à limiter les visites et à signaler immédiatement tout cas suspect.

 

MYNA avec africaheritagevoice