Nigéria :
Des acteurs formés pour prévenir et résoudre les conflits agriculteurs-éleveurs

Elevage d'Afrique Info
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Conflit agriculteurs éleveurs Nigéria

Le Global Peace Development (GPD) a formé des agriculteurs, des éleveurs et des parties prenantes de l’État d’Edo à des stratégies efficaces de prévention et de résolution des conflits.

La formation a été organisée en collaboration avec le Projet de soutien à la productivité et à la résilience de l’élevage de l’État d’Edo (L-PRES) et la Banque mondiale, du 27 au 29 mars 2025.

Le directeur exécutif du GPD, Onajite Ebruke, a souligné que la formation a été conçue pour doter les participants de compétences pour prévenir, atténuer et résoudre les conflits.

Il a noté que cela permettrait également de mieux comprendre l’impact des conflits violents sur les citoyens et les chaînes de valeur du bétail tout en favorisant la coexistence pacifique.

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Ebruke a souligné l’importance de donner aux agents de paix communautaires les moyens de suivre et d’analyser les signaux d’alerte précoce afin de prévenir la violence.

« Tant que les gens ne s’engageront pas dans un dialogue honnête, une réconciliation mutuelle et une résolution des conflits fondée sur la justice, la paix ne pourra pas être garantie dans nos communautés », a-t-il déclaré.

Décrivant la crise entre agriculteurs et éleveurs comme une compétition pour les ressources et l’expansion des entreprises plutôt qu’une question ethnique ou religieuse, Ebruke a soutenu que les véritables solutions résident dans une réconciliation fondée sur la justice.

« La solution pratique à ce défi réside dans une réconciliation fondée sur la justice, car de simples appels au cessez-le-feu ne résoudront pas les problèmes sous-jacents plus profonds », a-t-il déclaré.

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Conflit agriculteurs éleveurs Nigéria : Des acteurs formés aux stratégies pour prévenir et résoudre les problèmes

Il a également souligné la nécessité de rendre des comptes, avertissant que le fait de ne pas tenir les délinquants responsables normaliserait les violations et alimenterait un cycle d’anarchie.

« Si les coupables ne sont pas tenus responsables, les violations deviennent normales, compromettant la paix et alimentant un cycle d’anarchie », a-t-il averti.

« La meilleure façon de maintenir la paix est de faire respecter la justice par une application juste et cohérente de la loi. »

Ebruke a également exhorté le gouvernement à créer des comités locaux de résilience à la paix pour analyser les données d’alerte précoce et intervenir avant que les conflits ne s’intensifient.

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La coordinatrice de l’Edo L-PRES, Betsy Ikpikhumi, s’est également adressée aux participants, soulignant que la formation visait à améliorer la productivité du bétail, à renforcer la résilience et à améliorer la capacité de réponse aux crises dans l’État d’Edo.

Elle a souligné que la réduction des conflits entre agriculteurs et éleveurs contribuerait à freiner la violence et à atténuer son impact économique et social.

Ikpikhumi a encouragé les participants à s’engager activement avec les facilitateurs pour garantir que les connaissances acquises contribuent à la paix et au développement durables dans les communautés de l’État d’Edo.

Sandrine KOUADJO et MEDIA

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