Du poulet et des œufs issus d’élevages camerounais renfermerait six métaux lourds, selon les résultats d’une étude scientifique publiée par un groupe de chercheurs, rapporte le média afrique. le360.
Du nickel, de l’arsenic, du cadmium, du chrome et du mercure ont été détectés dans les prélèvements de poulets de chair et d’œufs produits au Cameroun, à en croire des chercheurs de l’université de Yaoundé I et ceux de l’institut de de recherches médicales et d’études des plantes médicinales, sous la conduite du chercheur Fabrice De Paul Tatfo Keutchatang.
Ce sont 48 poulets et 180 œufs dans 12 sites qui ont été collectés, à raison de quatre exploitations par région. Quant aux analyses chimiques, elles ont porté sur 18 échantillons composites soit six de muscles, six de foie et six d’œufs.
Une étude qui met en relief la dangerosité des poulets et d’œufs mis sur le marché camerounais depuis 2015. Tant qu’il est prouvé que les métaux lourds contenus dans les aliments exposent les consommateurs aux risques élevés des cancers et d’autres pathologies.
Les échantillons proviennent des principaux bassins de production dans le pays que sont les régions du centre, de l’ouest et du littoral. Les résultats ont récemment été rendus publics.
A Yaoundé, plusieurs acteurs du domaine de l’élevage de la volaille s’inscrivent en faux contre cette étude comme le président de l’Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic), François Djonou: «J’estime que cette étude mal menée. Comment expliquez-vous qu’une étude initiée en 2015 ne se soit intéressée que sur 48 poulets et 180 œufs alors que le Cameroun produit en moyenne 102 millions de poulets par an et près de 1,4 milliards d’œufs de table ? En plus, leur étude relève avec beaucoup de difficultés, les seuils de dépassement des métaux lourds dans les aliments comme la volaille », a-t-il confié.
MYNA
