Une opération dénommée « Zéro poulailler vide » a été officiellement lancée par le ministère burkinabé de l’agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques, a rapporté Burkina 24.
Au cours d’une cérémonie qui s’est tenue le vendredi 21 août 2026 à Ouagadougou, le Directeur général des productions animales, Yisso Ulrich Bakoné, a expliqué que l’objectif principal de cette initiative est de booster la production animale nationale en apportant des solutions concrètes aux contraintes du secteur notamment le manquement de poussins performants, la cherté des aliments pour volailles et les difficultés d’accès aux crédits. Il se distingue par la digitalisation des démarches pour garantir une traçabilité optimale, tout en valorisant les fournisseurs locaux pour la constitution des kits.
Dotée d’un budget d’environ 1,7 milliard de FCFA, cette initiative gouvernementale vise à soutenir directement 500 ménages d’éleveurs à travers le pays. Ainsi 2 140 000 FCFA seront alloués à l’élevage moderne. Elle inclut 1 000 poussins de souche locale améliorée valorisés à 750 000 FCFA, 3 350 kg d’aliments pour couvrir tout le cycle d’élevage d’une valeur de 1 240 000 FCFA, ainsi qu’un suivi sanitaire et des produits vétérinaires estimés à 150 000 FCFA.
S’agissant de l’élevage moderne, ce sont 1 335 000 FCFA, qui sont prévus, avec une dotation de 100 volailles adultes dont 10 coqs et 90 poules pour 600 000 FCFA, associées à 2 000 kg d’aliments assurant 6 mois de nutrition pour 720 000 FCFA.
Selon Yisso Ulrich Bakoné, « les promoteurs seront identifiés et incités à s’inscrire sur la plateforme dont le lien sera partagé à travers les canaux officiels de communication du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques ».
« À l’issue de ces inscriptions, une présélection de dossiers sera effectuée. Une visite d’inspection des exploitations présélectionnées sera réalisée afin de vérifier les informations, la conformité et la disponibilité effective des infrastructures matérielles et divers équipements », a-t-il poursuivi.
MYNA



