Aviculture :
Au Togo, produire des œufs coûte de plus en plus cher

Elevage d'Afrique Info
2 Min Read
Aviculture au Togo

Selon les éleveurs, produire aujourd’hui des œufs coûte de plus en plus cher. Les prix des matières premières, notamment le maïs, le soja et les compléments alimentaires, ont connu une flambée vertigineuse.

« Ces dernières années, nous avons eu une poussée parce que d’habitude on évoluait jusqu’à 2500 F.CFA le plateau d’œuf à des périodes de rareté. Mais aujourd’hui, on est au-delà de ce seuil et certains plateaux d’œufs de 30 vont jusqu’à 3000 F.CFA au niveau des fermes« , confient certains éleveurs à la référence africaine.

A LIRE AUSSI  le ministre Sidi Touré remet des chèques aux éleveurs sinistrés par la grippe aviaire

« Ce n’est pas la faute du producteur mais c’est le coût de production qui augmente et cela se répercute directement sur le produit final pour pouvoir équilibrer le marché« , ajoutent-ils.

Il faut noter que dans la production des œufs, le coût élevé des matières premières fait que la revente ne suit pas le coût de production.

« Ce qui a fait que beaucoup de fermes ont régressé dans leur production, on retrouve des poulaillers qui ne sont plus en exploitation parce qu’il faut vraiment des moyens pour pouvoir produire et ce moyen n’y est pas« , font savoir certains éleveurs.

A LIRE AUSSI  Le Maroc financera la création de fermes pour les jeunes éleveurs

D’après ces derniers, dans la production d’œufs, l’aliment qui est donné aux pondeuses est le paramètre le plus coûteux sur la chaîne de production. L’aliment à lui seul prend jusqu’à 70% du coût de production des œufs.

Si les œufs se font un peu rares et coûtent désormais un peu plus, c’est parce que plusieurs fermes avicoles, notamment les petites et moyennes tailles, ont réduit leurs effectifs de production.

A LIRE AUSSI  Au Canada, des porcs résistants au SDRP sont autorisés pour l’alimentation humaine et animale

Il faut des actions urgentes pour réduire le coût des intrants, afin de ne pas voir dans les prochaines années s’écrouler davantage une filière qui joue pourtant un rôle essentiel dans l’équilibre nutritionnel des ménages.

Autre média

Share This Article
Leave a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *