Pilotée en partie par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), une technologie simple permet d’accroître les captures et les revenus de communautés côtières au Mozambique.
Un projet pilote mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Ministère mozambicain de l’agriculture, de l’environnement et des pêches a permis d’installer huit dispositifs de concentration du poisson ancrés (DCPa) au profit de quatre communautés de la province. Ces dispositifs, qui se composent de blocs en béton servant à les ancrer et d’un ensemble de chaînes, de bouées et de matériaux de concentration, attirent les poissons, qui sont ainsi plus faciles à capturer.
Dans le cadre du projet réalisé à Cabo Delgado, les matériaux de concentration des DCPa sont des composants organiques et durables, comme des frondes de cocotier et de la corde en fibre de coco. Ces matériaux fonctionnent bien car des microorganismes ou des algues viennent s’y agglomérer. De petits poissons viennent ensuite s’en nourrir, ce qui attire de plus gros poissons. Dans les régions tropicales, l’ombre que les DCPa créent attire également les poissons.
Filière pêche Mozambique, un projet financé par la FAO augmente la capture des pêcheurs locaux
« L’objectif en installant des DCPa était de permettre aux petits pêcheurs d’accéder aux stocks de thons abondants au large, car la pression de pêche est forte près des côtes », explique Jon Lansley, Spécialiste des industries de la pêche à la FAO.
Dans le cadre du projet, la FAO a formé des techniciens et des pêcheurs nationaux à la construction et à l’installation des DCPa. Seize pêcheurs ont également appris de nouvelles méthodes pour pêcher à proximité des dispositifs. Des pêcheurs ont également reçu du matériel de base, notamment des lignes, des hameçons et des appâts.
Avec l’appui financier de l’Agence norvégienne de coopération pour le développement (Norad), le projet a permis d’accroître les captures et les revenus et de réduire le temps passé en mer.
« Grâce aux dispositifs ancrés, je sais enfin que je ne rentrerai pas les mains vides », affirme Mário Sadique, un pêcheur de 52 ans père de 12 enfants, dans le district côtier de Mecufi.
Sandrine KOUADJO et FAO



