Dynamiser le secteur de l’élevage et réduire les coûts de production sont des axes majeurs de la politique mise en place pour atteindre la souveraineté alimentaire en Côte d’Ivoire. C’est donc dans cette optique que le gouvernement ivoirien a décidé d’appliquer une exonération douanière de 7 à 15% sur l’alimentation animale. Cela vise notamment à couvrir plus de 65% des besoins de consommation des populations en produits animaux et halieutiques d’ici 2026.
En Côte d’Ivoire, le gouvernement a mis en place une exonération partielle des droits et taxes douaniers de 7 à 15% sur les produits destinés à l’alimentation animale. C’est ce qu’a révélé Sidi Tiémoko Touré, ministre des Ressources animales et halieutiques, le mercredi 2 avril. Cette mesure s’inscrit dans une série d’initiatives visant à soutenir le secteur de l’élevage et à optimiser les coûts de production liés à l’alimentation animale.
Par ailleurs, le ministre a déclaré que « la modernisation des infrastructures de production, de transformation et de commercialisation » est essentielle pour valoriser les produits d’élevage. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a lancé plusieurs programmes stratégiques, notamment le Projet de modernisation du secteur avicole (PMSA), et le Projet d’installation des abattoirs de Côte d’Ivoire (PAVCI).
Cette information intervient au moment où les acteurs de la production animale font face à la hausse des coûts des intrants, estimés à plus de 60% des dépenses, selon le ministère des Ressources animales et halieutiques. La réduction des coûts des importations des intrants pourrait stimuler une production accrue, améliorer la disponibilité des aliments pour animaux et réduire les charges des producteurs.
Côte d’Ivoire : Exonération douanière de 7 à 15% sur l’alimentation animale
Rappelons que la Côte d’Ivoire ambitionne d’atteindre la souveraineté alimentaire avec une couverture de plus de 65% des besoins de consommation des populations en produits animaux et halieutiques d’ici 2026, contre 26,7% en 2019. Cela réduira fortement les importations de ces produits ainsi que la perte de devises estimée à plus de 451,5 milliards FCFA.
Dans sa politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA) 2022-2026, l’Etat ivoirien a établi un plan stratégique qui se concentre notamment sur les bovins, la volaille, l’aquaculture, dans le but d’assurer l’autosuffisance en protéines animales. Pour les cinq prochaines années, la PONADEPA mettra en avant une gestion efficace en modernisant les règles et institutions, tout en encourageant le secteur privé à s’impliquer davantage dans ces secteurs.
Sandrine KOUADJO et Autre MEDIA



