Le ministre nigérian du Développement de l’élevage, Idi Mukhtar Maiha, a appelé les éleveurs, agriculteurs et autres acteurs de la filière à renforcer leur collaboration, améliorer les pratiques de production et promouvoir la coexistence pacifique pour développer le potentiel du secteur.
Cet appel a été lancé lors du rassemblement du bétail organisé à Kaduna, fin octobre 2026. À cette occasion, le ministre a souligné que la création d’un ministère dédié à l’élevage, en juillet 2024, avait permis de placer cette activité au cœur de la transformation économique du Nigeria.
Selon lui, le secteur reste confronté à plusieurs difficultés, notamment l’accès limité aux pâturages, à l’eau et aux services vétérinaires, les insuffisances des infrastructures marchandes, les maladies animales et le coût élevé des aliments pour bétail.
Pour y remédier, le gouvernement met en œuvre le Plan directeur nigérian pour l’élevage, qui prévoit des investissements dans la santé animale, l’alimentation, les infrastructures, les marchés et le financement.
Bétail au Nigeria : Maiha appelle à des investissements pour développer le secteur
Idi Mukhtar Maiha a notamment annoncé la mise en service de sept hôpitaux vétérinaires modèles, tandis que 14 autres sont en voie d’achèvement. Le gouvernement prévoit également l’installation de cliniques vétérinaires dans les 774 collectivités locales du pays. Par ailleurs, des infrastructures de stockage de vaccins ont été mises en place et l’Institut national de recherche vétérinaire de Vom fait l’objet d’une revitalisation, avec une capacité de production visée de 850 millions de doses de vaccins par an.
Le ministre a également évoqué les investissements dans l’amélioration génétique du cheptel laitier. Plusieurs milliers d’inséminations artificielles ont ainsi été réalisées dans huit États, avec pour objectif une production minimale de 15 litres de lait par vache et par jour.
Enfin, il a invité les organisations professionnelles à collaborer avec son département pour identifier les principaux bassins de production et marchés, tout en privilégiant le dialogue pour prévenir les conflits entre agriculteurs et éleveurs.
Sandrine KOUADJO et Agronigeria
