Une trentaine d’exploitations d’élevage de bovins, d’ovins et de caprins sont touchées par le virus Shamonda (SHAV) en ex-région Midi-Pyrénées, en France. Apparue sur le territoire au cours de l’été 2026, cette maladie transmise par les piqûres d’insectes suscite des inquiétudes, notamment en raison de ses effets sur la gestation des animaux.
Selon les informations rapportées, le virus peut provoquer de la fièvre et des diarrhées, mais ses symptômes passent parfois inaperçus. Ses conséquences les plus préoccupantes concernent les femelles gestantes, avec des risques d’avortement, de troubles neurologiques et de malformations chez les petits à naître.
D’après franceinfo.fr, Les éleveurs restent ainsi particulièrement vigilants face aux prochaines naissances. Déjà confrontés à la sécheresse, au manque de nourriture et à plusieurs épisodes d’épizooties ces dernières années, ils doivent faire face à une nouvelle menace sanitaire.
Toutefois, le virus Shamonda ne détruit pas les cheptels et ne présente pas de risque pour la consommation de viande ou de lait. Il peut néanmoins entraîner une baisse temporaire de la production laitière. Dans l’Aveyron, Marie-Amélie Viargues, éleveuse de bovins laitiers, rapporte qu’une vache infectée a enregistré une chute de 50 % de sa production pendant deux jours, avant de retrouver progressivement son niveau habituel.
Par Amy SANGARE
