Entrée en vigueur le 1er septembre 2026, la fermeture ciblée des eaux continentales a officiellement été lancée par le Ministre des Ressources Animales et Halieutiques, Sidi Tiemoko Touré, vendredi 04 septembre 2026 dans la localité de Taabo. Il s’agit d’organiser la pêche dans les eaux continental.
C’était lors d’une cérémonie marquée par des actions de sensibilisation et de mobilisation des acteurs autour de la mesure interdisant temporairement l’usage des filets maillants et des nasses. La Côte d’Ivoire a commencé en 2023 une politique de fermeture saisonnière des pêches, appelée « repos biologique ».
Elle vise à réduire la pression de pêche pendant les périodes sensibles pour la reproduction et la croissance des espèces. Cette mesure sert à gérer les ressources de façon durable. Elle aide la reproduction des géniteurs, la croissance des jeunes poissons et la reconstitution naturelle des stocks halieutiques.
A Taabo, le Ministre des ressources Animales et Halieutiques, Sidi Touré, a expliqué aux acteurs l’importance de cette mesure qui s’inscrit dans un contexte de pêche durable. Elle consiste à pêcher de manière responsable, c’est-à-dire, pratiquer cette activité de sorte à préserver les espèces et favoriser une réserve pour les années à venir.
« La fermeture ciblée des eaux continentales est une fermeture sélective instaurée par l’état dans le but de permettre aux pécheurs de vivre de leur activité malgré la fermeture des pêches. Il s’agit en effet de contrôler les engins utilisés, comme les filets pour la pèche afin de favoriser une pêche durable. Elle acompte au nombre des mesures mises en place pour protéger les animaux marins de nos eaux continentales », a expliqué le ministre.
Cette deuxième phase du repos biologique 2026 concerne les lacs de Kossou, Buyo, Soubré et Taabo, ainsi que dans les cours d’eau adjacents. Elle dure du 1er septembre au 30 octobre 2026. Pendant cette période, les pêcheurs ne peuvent pas utiliser les filets maillants ni les nasses. Cette mesure vise à permettre une pêche durable et responsable.

Une croissance de 20% de capture de poisson entre 2022 et 2025
« La gestion durable de la pêche est une mesure très importante pour la communauté de pêche ivoirienne. Instaurée par le gouvernement, elle permet de pêcher tout en gardant assez de ressources pour que l’activité continue pour les générations futures. La pêche durable consiste également à interdire les mauvaises pratiques comme l’utilisation de produits illicites et de matériels non adaptés », a ajouté Sidi Touré.
Cette cérémonie a permis au ministre de mettre en avant le lancement de la deuxième phase du repos biologique 2026 dans les eaux continentales. Il a rappelé aux acteurs que l’interdiction des filets maillants et des nasses s’appliquera du 1er septembre au 31 octobre 2026 sur les lacs de Kossou, Buyo, Soubré et Taabo, ainsi que sur leurs cours d’eau adjacents.
Il a aussi informé les pêcheurs sur les buts biologiques, économiques et sociaux de cette mesure. La cérémonie a également permis de montrer l’engagement des pêcheurs à respecter la fermeture par une remise symbolique d’engins interdits au ministre.
La cérémonie a contribué au renforcement de la gestion locale à travers la participation des autorités administratives, des collectivités, des services techniques, des forces de défense et de sécurité, des organisations de pêcheurs, des mareyeuses et des communautés riveraines.
Depuis sa mise en place en 2023, le repos biologique a donné des résultats prometteurs. Selon la déclaration du gouvernement sur le repos biologique 2026, les captures totales dans les eaux sous juridiction ivoirienne sont passées de 85 727 tonnes en 2022 à 102 873 tonnes en 2025. Cela représente une hausse d’environ 20 %. Ces résultats montrent qu’il faut continuer les efforts de conservation, tout en ajustant les façons de faire selon les réalités des différentes pêcheries.
Par Sandrine KOUADJO
