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Afrique/Des pays veulent intensifier leurs efforts pour transformer la production animale

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Des pays africains ont décidé d’intensifier leurs efforts pour transformer la production animale, lors d’une table ronde qui s’est tenue le jeudi 3 août 2026 au Rwanda

Des pays africains ont décidé d’intensifier leurs efforts pour transformer la production animale, lors d’une table ronde qui s’est tenue le jeudi 3 septembre 2026 au Rwanda, a rapporté capitalfm.africa.
Initiative de l’Institut international de recherche sur l’élevage (l’ILRI) et le Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (UA-IBAR) et accueillie par l’Organisation internationale  Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), cette réunion s’est tenue dans le cadre du Forum des systèmes alimentaires africains à Kigali, au Rwanda.

Des ministres et des représentants du Nigeria, de l’Ouganda, du Niger, du Mali, du Malawi, du Rwanda et de l’Éthiopie, ont pris part aux travaux aux côtés de l’ancien président du Botswana, Mokgweetsi Masisi,
Les participants ont profité de l’occasion pour réfléchir sur les possibilités de réduire la forte dépendance du continent aux importations alimentaires, indiquant que libérer le potentiel du secteur nécessitera des investissements, des échanges commerciaux et des systèmes de santé animale coordonnés au-delà des frontières.
Appolinaire Djikeng, directeur général de l’Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI), a déclaré que l’Afrique disposait déjà de nombreuses technologies et connaissances nécessaires pour transformer la production animale, mais qu’elle manquait d’échelle pour combler l’écart entre la production nationale et les importations.

Selon lui, l’Afrique ne manque pas de solutions pour son secteur de l’élevage. Ce qui lui manque, c’est l’échelle et la productivité », ajoutant que combler le déficit entre la production et les importations serait essentiel pour libérer le potentiel plus large de l’agro-industrie africaine, estimé à 1 000 milliards de dollars par an.
Les ministres se sont concentrés sur la manière de transposer les interventions en matière d’élevage, depuis l’amélioration de la génétique et de l’alimentation animale jusqu’aux programmes de vaccination et de santé animale, de projets pilotes concluants vers des systèmes nationaux et régionaux à grande échelle.
Ils aussi identifié cinq domaines nécessitant une action urgente, notamment un financement adapté aux cycles de production animale, un commerce transfrontalier facilité et des systèmes de contrôle des maladies plus robustes.
Ils ont également plaidé pour de meilleures données sur l’élevage, notamment l’identification et la traçabilité des animaux ; une meilleure reconnaissance de l’élevage au sein des structures et des budgets des gouvernements nationaux ; et un renforcement de l’apprentissage entre pairs des pays africains.

Ces discussions alimenteront le programme proposé de chaîne de valeur intégrée régionale de l’élevage (IRLVC), une initiative décennale qui s’étend jusqu’en 2035 et qui est menée par l’UA-IBAR.
Le programme soutient déjà plus de 30 projets régionaux, notamment le développement du marché laitier en Afrique de l’Est et des initiatives en matière de santé aviaire en Afrique de l’Ouest.

MYNA

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