Protection du bétail/ L’urgence de la vaccination contre la fièvre catarrhale ovine au Royaume-Uni et en Irlande

Elevage d'Afrique Info
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L’urgence de la vaccination contre la fièvre catarrhale ovine au Royaume-Uni et en Irlande

Alors que le secteur de l’élevage au Royaume-Uni et en Irlande aborde la saison 2026, le virus de la fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 (BTV-3) continue de représenter une menace critique et évolutive pour la productivité agricole et le bien-être animal.

Suite à plus de 300 cas confirmés en Grande-Bretagne durant la saison 2025/2026, le virus a démontré d’importantes capacités de survie hivernale, prouvant que le danger ne disparaît pas simplement lorsque les températures baissent brièvement.

Maintenant que les moucherons sont pleinement actifs et que les températures estivales élevées offrent les conditions parfaites pour que le BTV-3 se réplique et se transmette, le risque de propagation de l’infection par les moucherons emportés par le vent à travers la Manche et la mer d’Irlande est une réalité pressante.

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Pour les agriculteurs, faire face à une épidémie exige plus que de simples mesures réactives ; cela requiert une stratégie de vaccination proactive et robuste.

Les conséquences financières et sanitaires d’une épidémie de BTV-3 sont dévastatrices. Le virus provoque de graves lésions endothéliales chez les animaux infectés, entraînant des conséquences dramatiques.

Chez les moutons, les signes cliniques comprennent une boiterie extrême, un gonflement du visage, une salivation excessive, une forte fièvre et une perte rapide de poids.

Les taux de mortalité sont alarmants ; des données provenant des Pays-Bas ont montré que les troupeaux de moutons touchés présentaient des taux de mortalité 15 fois supérieurs à ceux des troupeaux non touchés, ¹ avec un taux de létalité d’environ 75 %.

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Chez les bovins, l’impact sur la production et la fertilité est tout aussi alarmant.

Il a été démontré que les vaches laitières infectées subissent une baisse moyenne de production laitière de 1 kg par vache pendant neuf semaines consécutives. 3

Ils peuvent également présenter des croûtes sur le museau, des yeux rouges et gonflés, et un rougissement douloureux des mamelles.

De plus, les infections transplacentaires par le BTV-3 entraînent des pertes tragiques lors du vêlage.

Un récent rapport britannique mené sur trois fermes allaitantes a révélé que 5 à 17 % des veaux naissent avec de graves lésions cérébrales congénitales, se manifestant souvent par la cécité, l’incapacité de se tenir debout ou d’autres signes neurologiques graves comme « regarder les étoiles »

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Au-delà des pertes immédiates de bétail et de production, les restrictions strictes de déplacement et les coûts des tests requis peuvent complètement perturber l’accès au marché, portant un coup dur aux résultats financiers d’une exploitation agricole.

La modélisation statistique indique que la vaccination de 60 à 70 % du cheptel est essentielle pour une lutte efficace contre la maladie dans toute la région.

 

Source : Agriland.ie

 

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