Avec 15 % des importations mondiales de poulet brésilien, l’Afrique se hisse à la 4ᵉ place des acheteurs de cette protéine, derrière l’Asie, l’Europe et l’Amérique. En 2025, le continent africain a importé 1 163 000 tonnes de viande de poulet en provenance du Brésil, selon le dernier rapport annuel de l’Association brésilienne des protéines animales (ABPA), publié en 2026 et relayé par Agence Ecofin.
C’est la première fois que l’Afrique franchit la barre du million de tonnes. Ce volume, en hausse de 20,3 %, confirme la domination du Brésil sur le marché africain. En cinq ans, les importations de poulet brésilien ont augmenté de près de 75 %, selon les données de l’ABPA.
Cette hausse des importations montre la dépendance des pays africains, qui peinent à satisfaire la demande des consommateurs malgré leur volonté d’atteindre l’autosuffisance en viande de volaille. Si les Africains se tournent davantage vers ce pays d’Amérique latine, c’est en raison de sa compétitivité en matière de coûts.
Au Brésil, la production de poulet s’inscrit dans une véritable stratégie de développement des exportations. Celle-ci est notamment soutenue par la taille des exploitations et la disponibilité d’une alimentation animale à faible coût, favorisant ainsi la réduction des coûts de production. Cette situation contribue à diminuer considérablement le prix du kilogramme de filet de poulet brésilien.
En outre, le Brésil n’a signalé que de rares cas de grippe aviaire, contrairement aux États-Unis et à l’Europe. Une situation qui a également contribué à renforcer sa domination sur le marché africain.
Sandrine KOUADJO



