Nigéria / Les bouchers souhaitent accéder à des facilités de prêt à l’échelle nationale

Elevage d'Afrique Info
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Bouchers au Nigéria

Au Nigéria, les bouchers souhaitent accéder à des facilités de prêt à l’échelle nationale. L’appel a été lancée dimanche 24 mai 2026, par l’Association de développement de Fulaku Yeso Yeso au gouvernement fédéral, dans le cadre des efforts visant à réduire la flambée du coût du bœuf et d’autres produits carnés.

Selon l’association, la facilité d’accès aux financements permettrait aux bouchers d’acheter du bétail directement sur les marchés d’élevage au lieu de dépendre des intermédiaires qui gonflent les prix.

Un kilogramme de bœuf, vendu entre 5 500 et 6 500 nairas (environ 3 000 FCFA) plus tôt cette année, est désormais vendu entre 8 000 et 9 000 nairas (environ 4 000) dans de nombreuses régions du pays.

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Le conseiller à la sécurité nationale de l’association, Pariya, a déclaré que la plupart des bouchers manquaient de solidité financière pour acheter directement des vaches auprès des agriculteurs et étaient contraints d’acheter à crédit auprès de marchands à des prix plus élevés.

Selon lui, cet arrangement a largement contribué à l’augmentation des coûts du bœuf, de la peau et des abats à travers le pays.

Il a expliqué que le bétail vendu entre 500 000 et 750 000 nairas (307 425 FCFA) sur les marchés à bestiaux est souvent revendu par des intermédiaires pour des prix allant de 1,3 à 1,5 million de nairas (614 850 FCFA) selon l’emplacement.

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Pariya a qualifié cette pratique d’exploitation, notant que de nombreux bouchers ne règlent les paiements qu’après avoir vendu la viande.

Il a affirmé que les prêts garantis par le gouvernement permettraient aux bouchers d’acheter du bétail directement auprès des agriculteurs, une mesure qu’il a dit aiderait à stabiliser les prix de la viande à l’échelle nationale.

Les bouchers au Nigéria souhaitent accéder à des facilités de prêt à l’échelle nationale

L’association a également attribué la hausse des coûts de transport et l’insécurité à la hausse des prix du bœuf, bien que Pariya ait soutenu que les préoccupations sécuritaires dans certaines zones d’élevages sont parfois exagérées.

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Il a ajouté que la crainte de l’insécurité décourage de nombreux commerçants de se rendre aux marchés aux bétails.

Par ailleurs, le secrétaire de MAFYDA dans l’État de Taraba, Ibrahim Mohammed, a attribué la hausse des prix de la viande au coût élevé des médicaments vétérinaires, des vaccins et des frais de consultation, ainsi qu’à la pénurie de pâturages pour le bétail.

Sandrine KOUADJO et AgroNigeria

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