Au Mozambique, l’élevage des abeilles se pratique encore de manière traditionnelle. Les autorités comptent développer cette filière en mobilisant 10 millions de dollars (5 622 500 000 francs CFA) afin de moderniser les infrastructures de production.
Cette initiative a été annoncée par Roberto Albino, ministre de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Pêche, le 20 mai, à l’occasion de la Journée mondiale des abeilles célébrée à Maputo.
Selon les informations relayées par le média local Club of Mozambique, ce financement, mobilisé avec l’appui de la Banque mondiale, sera utilisé selon deux volets. Une partie permettra de financer directement les communautés productrices sous forme de subventions destinées à l’acquisition de ruches, d’équipements de protection ainsi qu’à la formation des apiculteurs. La seconde partie sera consacrée au développement de l’agro-industrie apicole grâce à des crédits concessionnels destinés aux activités de transformation, de conditionnement, de certification et de transport.
Grâce à ce financement, le gouvernement souhaite accroître la production nationale de miel tout en améliorant la valorisation locale des récoltes. Avec une production annuelle moyenne de 592 tonnes entre 2020 et 2024, le pays ambitionne de porter sa production à environ 3 600 tonnes par an, rapporte l’Agence Ecofin.
Selon le ministre, le déficit de données fiables constitue également l’un des principaux freins au développement du secteur. « L’absence de statistiques fiables constitue l’un des principaux obstacles à la croissance du secteur… Nous ne disposons pas de statistiques consolidées sur ce qui se passe dans la chaîne de valeur apicole », a déclaré M. Albino.
Il a poursuivi en affirmant que cette situation complique l’élaboration des politiques commerciales et l’évaluation des besoins réels en importations de miel. Dans ce contexte, Maputo entend également renforcer l’organisation et l’enregistrement des acteurs de la chaîne de valeur.
Sandrine KOUADJO



