Le Zimbabwe met en lumière l’importance de ses pâturages à l’occasion de l’Année internationale des pâturages et des éleveurs 2026, proclamée par les Nations Unies. À travers cette initiative, les autorités entendent sensibiliser à la nécessité d’une gestion durable des terres pastorales, confrontées aux effets du changement climatique et aux sécheresses récurrentes.
Dans le district d’Insiza, vaste zone d’élevage située dans la région du Matabeleland, les communautés rurales continuent de dépendre fortement des systèmes de pâturage pour assurer la survie de leurs troupeaux et préserver l’équilibre des écosystèmes.
Depuis plusieurs générations, les éleveurs locaux adaptent leurs pratiques traditionnelles aux nouvelles réalités climatiques afin de maintenir leurs activités. Certains témoignent de l’efficacité du pâturage contrôlé, qui permet de préserver les ressources naturelles même durant les périodes de sécheresse.
« Grâce au pâturage contrôlé, nos terres restent productives et notre bétail résiste mieux aux périodes difficiles », explique un agriculteur de la région.
Le secteur de l’élevage apparaît également comme une opportunité économique importante pour les jeunes ruraux. Plusieurs d’entre eux affirment avoir pu développer leurs troupeaux et obtenir des revenus stables grâce à cette activité.
« J’ai commencé il y a huit ans et aujourd’hui mon élevage me permet de vivre dignement », témoigne un jeune agriculteur.
Face aux défis climatiques, le gouvernement zimbabwéen et ses partenaires renforcent les programmes de sensibilisation et de formation destinés aux agriculteurs. Les autorités misent notamment sur la recherche, le transfert de compétences et l’amélioration des techniques de pâturage.
Le vice-ministre de l’Agriculture, Davis Marapira, a indiqué que des experts universitaires sont mobilisés dans les zones rurales pour former les éleveurs à la culture d’herbes de qualité et à la gestion durable des pâturages.
De son côté, Max Makuvise a souligné l’importance de combiner savoirs traditionnels et innovations modernes afin de restaurer les terres pastorales. Selon lui, l’utilisation du fumier organique contribue également à la régénération des sols.
Les autorités encouragent par ailleurs des pratiques comme le regroupement du bétail et la rotation des pâturages, considérées comme essentielles pour préserver durablement les écosystèmes pastoraux du pays, d’après ZBC NEWS.
Par AMINATA.S



