L’élevage occupe une place importante dans l’économie de l’Ethiopie avec une participation à hauteur de 45 % au PIB agricole et 18,7 % du PIB national. Bien que bénéficiant d’un cheptel important, le pays continue d’importer des produits d’animaux pour combler sa production nationale.
Les autorités éthiopiennes ont autorisé l’importation de plusieurs produits d’élevage en provenance du Brésil, dont les viandes et abats de bovins, porcins et de volaille. L’information a été rendue publique dans un communiqué publié le mercredi 8 avril 2026 sur le site du gouvernement brésilien, a rapporté l’agence ecofin.
Cette ouverture au marché brésilien s’étend aussi aux produits laitiers, aux aliments pour animaux de compagnie, aux produits halieutiques (pêche et aquaculture), aux intrants pour l’alimentation animale, ainsi que des segments plus spécialisés comme les alevins, les œufs fertiles, les poussins d’un jour ou encore le matériel génétique animal (sperme et embryons), ainsi qu’aux bovins vivants destinés à l’abattage, à l’engraissement et à la reproduction.
L’objectif de cet accord est d’accroître la productivité du cheptel national éthiopien à travers l’amélioration génétique. Réputé pour le potentiel génétique de ses races bovines adaptées aux élevages en milieu tropical, le Brésil affiche une performance remarquable dans le secteur de l’élevage, notamment dans la production de viande bovine, volaille et porc. Le pays est l’un des meilleurs exportateurs mondiaux de viande bovine et l’un des principaux producteurs de volaille.
Dans sa politique de développement de l’élevage des filières stratégiques, comme le lait, où le ministère de l’Agriculture ambitionne de faire passer la production locale à 28,4 millions de tonnes d’ici 2031 pour atteindre l’autosuffisance, contre un niveau annuel qui était évalué à près de 4 millions de tonnes jusqu’en 2023, l’Ethiopie a misé sur la qualité des produits d’élevage brésilien, un pays qui continue son influence en Afrique.
Sandrine KOUADJO



