Au Rwanda, la filière lait est la plus dynamique du sous-secteur de l’élevage, contribuant à hauteur de 10,5 % au PIB agricole. En dépit d’une croissance soutenue de la production sur les dernières années, l’industrie locale demeure confrontée à d’importants défis qui freinent encore son ascension.
Au Rwanda, le gouvernement envisage la création prochaine d’un conseil national laitier qui sera chargé de réguler la chaîne de valeur du lait. C’est ce que rapporte le quotidien local The New Times le 23 mars citant Jean Claude Ndorimana, Directeur général du développement des ressources animales au ministère de l’Agriculture.
Selon le responsable, ce nouvel organe aura pour mission de répondre aux défis persistants du secteur parmi lesquels figurent entre autres les coûts élevés de production, les faibles revenus des éleveurs et la faible coordination entre les acteurs. « Un conseil laitier aide à superviser toute la chaîne de valeur du lait. Dans d’autres pays, ces institutions sont solides et jouent un rôle clé dans la régulation du secteur », a-t-il en effet déclaré.
Globalement l’institution d’un organe de régulation peut contribuer à améliorer la structuration de la filière lait et faciliter la réalisation des ambitions de croissance du gouvernement.
Le Rwanda prévoit la création d’un organe de régulation dans l’industrie laitière
Dans le cadre de la 5ème phase de son Plan stratégique pour la transformation de l’agriculture (PSTA 5), Kigali se fixe en effet pour objectif de porter la production nationale de lait à 1,32 million de tonnes d’ici 2029. Selon le rapport annuel du ministère de l’Agriculture publié le 31 décembre 2025, la production rwandaise de lait a crû de 29,3 %, passant de 891 326 tonnes en 2021 à 1,15 million de tonnes en 2025.
D’un autre côté, le Rwanda reste encore un petit poucet de l’industrie laitière en comparaison des principaux producteurs d’Afrique de l’Est, où la filière est mieux structurée et encadrée par des régulateurs. En 2024, la production de lait frais au Kenya a été estimée à 5,3 millions de tonnes, selon les données officielles, tandis qu’en Ouganda l’offre locale a atteint 5,4 millions de tonnes. Derrière ce duo de tête, la Tanzanie qui est aussi un acteur majeur de la région déclarait une production de 4 millions de tonnes au cours de cette même année.
Dans ces trois pays, la présence d’organes de régulation a contribué à structurer la filière et à soutenir la croissance de la production.
Source : Agenceecofin



