La Direction des Services Vétérinaires et du Bien-Être Animal (DSVBA), à travers la Sous-Direction de la Pharmacie et des Médicaments Vétérinaires (SDPMV) et avec le soutien de la Gendarmerie nationale, a saisi environ deux tonnes de médicaments vétérinaires frauduleux et falsifiés.
Cette opération inopinée a été menée dans la localité d’Anyama, dans le district d’Abidjan, pour détruire les réseaux de vente illégale de médicaments vétérinaires.
L’objectif était de saisir ces produits contrefaits et non autorisés qui circulent sur les marchés de cette localité. La mission avait été conduite par la Sous-Directrice de la Pharmacie et des Médicaments Vétérinaires, Dr Tolla A. Léticiae,
Aux dires des autorités vétérinaires ivoiriennes, ces pratiques sur les médicaments vétérinaires sont une réelle menace pour la santé animale et la sécurité sanitaire des aliments d’origine animale. Ces pratiques frauduleuses peuvent également avoir des conséquences sur la santé publique, notamment à travers le phénomène d’antibiorésistance et la présence de résidus médicamenteux dans les denrées alimentaires.

A travers cette opération, il s’agit, pour le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques, de réaffirmer son engagement à assainir le secteur vétérinaire. Il s’agit aussi de lutter contre la fraude dans le but de garantir la santé des animaux, la qualité des produits alimentaires et la protection de la santé publique.
En Côte d’Ivoire, la mise en œuvre de cette réglementation est encadrée notamment par la Loi n°2020-995 du 30 décembre 2020 portant Code de la Santé Publique Vétérinaire ainsi que par le Décret n°2025-43 du 15 janvier 2025 relatif à la pharmacie vétérinaire.
A ce jour, les autorités ivoiriennes notent une augmentation du nombre de personnes non habilitées qui manipulent des médicaments vétérinaires. En outre, la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace UEMOA, dans le domaine de la production, de la distribution et des soins vétérinaires, a favorisé la multiplication des opérateurs et le développement d’un commerce parallèle. Cette situation a entraîné une circulation anarchique et frauduleuse des médicaments vétérinaires, exposant les éleveurs, les animaux et les consommateurs à des risques sanitaires importants.
Par André SELFOUR



